<p>Jacqueline Gourault (Capture d'écran)</p>
Jacqueline Gourault et Julien Denormandie ont rassemblé ce jeudi les élus des 23 territoires engagés dans la mise en œuvre accélérée de ce plan visant à un accès direct à un logement pérenne.
Jacqueline Gourault et Julien Denormandie ont réuni jeudi dernier les élus des 23 territoires engagés dans la mise en œuvre accélérée du plan « Logement d’abord ». Ils ont dressé un état d’avancement de ce plan lancé le 11 septembre 2017 par le Président de la République à Toulouse, et ont rappelé la nécessité de la mobilisation conjointe de l’État, des collectivités territoriales et des associations dans la lutte contre le sans-abrisme.
« Si la politique du Logement d’abord est nationale, sa mise en œuvre doit être territoriale pour répondre le plus efficacement aux situations locales. Je salue la forte mobilisation de ces 23 territoires précurseurs, véritables forces de propositions, qui, par leur engagement, portent haut les valeurs de solidarité chères à notre pays. Les premières actions déployées depuis leur sélection en mars dernier montrent déjà des résultats positifs », a indiqué Julien Denormandie dans un communiqué.
11.000 attributions à des personnes sortant de l’hébergement d’urgence
« Logement d’abord » proposait alors aux personnes en situation de grande précarité un accès direct à un logement pérenne, condition de leur insertion. Il s’agissait d’apporter une réponse de long terme à la situation des personnes sans-domicile, en sortant d’une logique de gestion de l’urgence. La stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté dévoilée en septembre a réaffirmé cet engagement de l’État auprès des personnes les plus en difficulté.
Depuis le début de l’année, « Logement d’abord » s’est traduit au niveau national par plus de 11.000 attributions de logements sociaux à des personnes sortants de l’hébergement d’urgence et la création de 4.600 places d’intermédiation locative dans le parc privé.
« Le Logement d’abord est complémentaire de la priorité donnée à la mise à l’abri immédiate des plus fragiles dans l’hébergement d’urgence. Le Logement d’abord constitue une approche de long terme visant l’accès au logement des personnes sans domicile. Il est complémentaire des actions de mise à l’abri immédiate des sans-abri dans l’hébergement d’urgence, actions qui restent indispensables, en particulier en cette période hivernale », note le ministère.
« Nous mobilisons cet hiver un nombre de places d’hébergement d’urgence sans précédent, avec 7 200 places supplémentaires depuis le 1er novembre. Sur cette seule semaine, plus de 900 places hivernales seront ouvertes en Île-de-France du fait de la chute des températures. Je remercie les collectivités pour leurs efforts, aux côtés des services de l’État et des associations pour trouver des locaux permettant l’hébergement des personnes à la rue», a pour sa part indiqué Jacqueline Gourault.
23 territoires se mobilisent pour mettre en place des actions permettant de privilégier des solutions pérennes de retour au logement. Lors de la réunion de jeudi, les élus ont pu présenter les initiatives menées dans leurs territoires.
Les Métropoles de Clermont et de Grenoble impliquées
Parmi ces projets concrets, on trouve des actions pour mieux connaître les personnes à la rue, pour mieux accompagner les publics fragiles vers et dans le logement, pour développer la captation de logements dans le parc privé, mais aussi des actions pour mieux coordonner l’action des différents acteurs ou pour accroître la mobilisation des logements sociaux et adaptés.
Parmi les agglomérations, on trouve ainsi des actions réalisées par Grenoble-Alpes-Métropole pour mieux connaitre et à recenser les personnes à la rue le 30 janvier prochain, en s’appuyant notamment sur un large partenariat avec les communes et leurs CCAS, les partenaires associatifs, l’université, le SIAO, les chargés de RSE des entreprises. La Métropole alpine organise également une formation des professionnels aux changements de pratiques et développe le travail pair. Concernant l’accès aux droits, une collaboration de recherche est engagée avec l’université et le laboratoire ODENORE.
Grenoble-Alpes-Métropole réalise également des actions visant à développer la captation de logements dans le parc privé. Elle porte ainsi un projet global, reposant notamment sur la création d’une plateforme d’accompagnement social, la mobilisation accrue du parc privé (dispositif Louez facile notamment), la production de logements abordables (objectif de production d’au moins 35% de PLAI dans le total des logements sociaux familiaux à réaliser sur les 5 ans) ainsi qu’un travail sur les attributions et orientations.
D’autres métropoles organisent également ce même type d’actions. Le département du Puy de Dôme et Clermont-Auvergne-Métropole travaillent ainsi à la création d’une agence immobilière solidaire à vocation départementale avec un objectif de gestion de 300 logements, la constitution d’un fonds de garantie locative, une étude sur le parc de logements vacants, et la création de 500 nouvelles places en intermédiation locative financées par l’Etat.
