<p>(Métropole de Lyon)</p>
Le président de la Métropole de Lyon a signé ce lundi ce pacte au ministère de la Transition écologique et solidaire.
David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon, a présenté ce lundi au ministère de la Transition écologique et solidaire la zone à faibles émissions (ZFE) du territoire qui sera mise en place à partir du 1er janvier 2019, à l’occasion de la signature du pacte ZFE-État-Métropoles.
L’élu a, à cette occasion, rappelé l’engagement de la collectivité dans la lutte contre le dérèglement climatique et dans l’amélioration de la qualité de l’air. « A Paris, j’ai signé cet après-midi aux côtés de la Secrétaire d'État en charge des transports Elisabeth Borne, le ‘Pacte Zones à Faibles Émissions’ entre l'État et les métropoles. Il met en lumière l’engagement de la Métropole de Lyon pour le déploiement de sa zone à faibles émissions, qui sera effective de manière pédagogique dès le 1er janvier 2019 sur notre territoire. A l’heure où le nouveau rapport du GIEC nous rappelle la nécessité d’agir vite, intelligemment et collectivement pour limiter le réchauffement climatique, la Métropole de Lyon s’engage durablement et avec de nombreux partenaires pour le climat à travers notamment son ‘Plan Oxygène’, son ‘Plan Climat’ et le prochain forum des solutions locales le 13 décembre prochain. Nous nous devons de nous engager sur plus long terme encore, collectivités, entreprises, associations et citoyens, afin d’agir chacun pour un territoire durable et transmissible aux générations futures. Le prix Nobel de l'économie remis ce jour à deux économistes pour leurs travaux sur le climat le prouve bien : le développement économique de notre territoire est, j’en suis persuadé, compatible avec une conscience écologique qui devient nécessaire. Il s’agit d’un double enjeu pour notre territoire, enjeu de santé publique et d’attractivité. Tous ensemble, développons notre Métropole, et développons-là durablement ! »
Le « Plan Oxygène » a été lancé en juin 2016, afin de répondre aux enjeux de santé et de qualité de l’air. L’an passé, la prime air bois a été adoptée pour aider les habitants du territoire à remplacer leurs chauffages individuels au bois non performants, responsables de 25 % des émissions de particules polluantes sur le territoire. Une « prime vélo » d’un montant de 100 euros a par ailleurs été mise en place pour inciter les particuliers à acquérir des vélos à assistance électrique en complément de la prime de l’État. Ce plan est un faisceau d’actions complémentaires et nécessaires dans les secteurs du transport, de l’habitat, de l’énergie, de l’industrie, de l’économie ou de l’innovation. « La qualité de l’air s’améliore de façon durable et efficace en actionnant tous ces leviers de façon simultanée », indique la Métropole dans un communiqué. A la faveur de la mise en place du Plan climat en 2012, la collectivité a réduit de 16% ses émissions de gaz à effet de serre entre 2000 et 2015. Or dans le même temps, la population augmentait de 13%.
L'objectif des - 20 % d’émissions de GES en 2020 en bonne voie
La Métropole est désormais en bonne voie pour atteindre l’objectif de - 20 % d’émissions de GES en 2020. Elle agit en cela en partenariat avec les acteurs du territoire, 75% des émissions de CO2 du territoire ne dépendant pas de la collectivité. Plus d’une centaine de partenaires locaux, dont des associations, entreprises, et communes, ont rejoint la Métropole dans sa stratégie de lutte contre le dérèglement climatique.
Pour sa part, le schéma directeur des énergies a été initié dès 2015 et sera voté d’ici la fin de l’année. Un nouveau scénario de transition énergétique y sera déterminé pour le territoire métropolitain à horizon 2030. Il servira de base à l’élaboration du nouveau PCAET en préparation.
Une future zone à faible émission
La Zone à Faibles Émissions (ZFE) qui va être instaurée va contribuer à diminuer par deux, dès 2021, le nombre de personnes exposées à des niveaux de pollution supérieurs aux seuils européens et d’atteindre les seuils définis par l’OMS à l’horizon 2030 en matière de qualité de l’air.
Cette ZFE concernera les poids lourds et les véhicules utilitaires légers avec des mesures d’accompagnement des professionnels et l’octroi d’une aide financière pour inciter les entreprises à acquérir un véhicule propre. Elle sera mise en place de façon pédagogique au 1er janvier 2019 avant de possibles verbalisations au 1er janvier 2020.
Pour David Kimelfeld, « l’amélioration de la qualité de l’air et la lutte contre le réchauffement climatique sont des aspects fondamentaux de l’attractivité de la Métropole de Lyon. En effet, la qualité de vie figure parmi les critères essentiels d’implantation des entreprises sur notre territoire. Nous voulons conjuguer dynamisme économique et protection de l’environnement, c’est pourquoi nos stratégies en la matière sont élaborées en partenariat avec une centaine d’entreprises locales et les associations de citoyens ».
