Wauquiez met la pression sur Macron avant sa visite en Auvergne

Avant la visite du président de la République en Auvergne, le président des républicains demande un engagement ferme pour la LGV reliant Paris à Lyon en passant par Clermont-Ferrand.

Emmanuel Macron se déplace ce jeudi et vendredi en Auvergne. Le président de la République se rendra d'abord sur le site de Ladoux, pour visiter le centre de recherches de l'entreprise Michelin. Il déjeunera ensuite à Aurières, chez un producteur de Saint-Nectaire, avant de présenter ensuite, à Saint-Genès-Champanelle, à 15 heures, ses vœux au monde agricole. Le soir, il se rendra à Chamalières, au lycée général et lycée des métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, et dinera sur place.

Avant ce déplacement, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (qui est d’ailleurs l’invité ce soir de l’émission politique de France 2), a souhaité mettre la pression sur le président de la République sur la question des territoires, en pointant le possible abandon du projet POCL, ligne à grande vitesse qui pourrait un jour relier Paris, Orléans, Clermont-Ferrand et Lyon, en passant par Roanne. Il a ainsi rendu public un courrier, adressé au président de la République.

Un grand projet d’aménagement structurant

« L’annonce du renoncement aux grands projets d’infrastructures, malgré des engagements majeurs, de nombreuses décisions de justice et l’expression des habitants des territoires, suscite, par contrecoup, une très forte inquiétude quant à l’avenir de la ligne à grande vitesse Paris Orléans Clermont Lyon (POCL) », a indiqué le président de Région.

Ce dernier met en avant le fait que ce grand projet d’aménagement ferroviaire est structurant pour Auvergne Rhône-Alpes et qu’il l’est tout particulièrement pour le désenclavement de l’Auvergne et la poursuite de son développement économique.

Il rappelle également, dans ce courrier, que des engagements forts avaient été pris par l’État depuis 2008, notamment à travers l’inscription dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement du 23 juillet 2009. Il rappelle ainsi que « la population, les chefs d’entreprise et les élus locaux manifestent une très forte attente vis-à-vis de ce grand projet d’infrastructure ». « Ils vivraient comme une trahison une défaite de l’intérêt général l’abandon de cette LGV auquel nous tenons fortement », indique-t-il dans sa lettre.

Le POCL délaissé au profit du Grand Paris ?

Le nouveau président du parti « Les républicains » pointe également une politique de transports financièrement tournée vers la capitale. « Il est très frappant de noter que ce grand projet est estimé à 13 milliards d’euros, ce qui équivaut à la seule dérive des coûts du Grand Paris Express, que la Cour des comptes a réévalués la semaine dernière de 25,5 à 38,5 milliards d’euros. Une politique d’aménagement du territoire qui se limiterait au chantier du Grand Paris et mettrait à l’arrêt les infrastructures de transport de province ne serait pas acceptable », indique-t-il.

L'État doit selon lui respecter ses engagements vis-à-vis des territoires. « Consacrer les crédits destinés aux grandes infrastructures parisienne et négliger les besoins de nos territoires nous interrogerez sur votre conception de l’égalité républicaine », écrit-il. Il demande enfin, au nom de la Région, « un engagement ferme dans la réalisation de cette infrastructure ».






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Commentaires

Bonjour,
Le POCL est un projet imposé et inutile qui a déjà coûté très cher aux contribuables et a fait perdre énormément de temps à nos territoires pour se développer économiquement. Une ligne à grande vitesse (pour les seuls TGV) est uniquement rentable pour faire circuler des clients entre deux grandes métropoles (PARIS/LYON, NORD/SUD). Les arrêts intermédiaires dans les villes moyennes ne sont pas rentables et donc rares. Le POCL n’est pas la solution pour le développement des territoires : nos villes moyennes et campagnes ont besoin d’une offre de trains fréquents, de proximité, accessibles en prix, confortables et avec une qualité de service (fiabilité). La solution passe notamment par la modernisation des infrastructures existantes (voies, matériels et services). La focalisation sur le MIRAGE POCL a engendré le désengagement des investissements sur nos trains du quotidien, a accru le manque d’attractivité économique de tous nos territoires, nous a interdit de penser autrement que par le TGV les besoins de tous nos concitoyens (grandes villes, villes moyennes et campagnes).
OUI à l’abandon du POCL et VITE réfléchissons en 21ème siècle et non plus comme il y a 40 ans.
Le progrès oui, mais le vrai!
Robert Mileta, citoyen du Cher, usager quotidien du train.

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Un projet imposé ?? c est le seul vrai projet dans sa version ouest structurant pour le territoire francais qui permet de permet de rejoindre des métropoles comme clermont orléans a paris ou lyon dans des temps corrects sans oublier des villes moyennes comme bourges chateauroux blois… qd je vois que mon tgv s arrête aujourd’hui a sable sur sarthe pour 2 pequins la est l abberation de la politique tgv passée pas celle relier des métropoles !

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