La terrible catastrophe japonaise pourrait bien avoir plusieurs conséquences indirectes sur l'économie mondiale, en particulier sur les taux de crédit immobiliers.
Le terrible tremblement de terre du Japon, suivi par une catastrophe nucléaire, aura sans aucun doute d’importantes conséquences sur l’économie mondiale. La Bourse, premier rouage touché, a réagi avec violence aux récents évènements. Le CAC 40, pourtant moins touché que son homologue japonais, le Nikkei, a notamment enfoncé plusieurs seuils, dont celui des 3900 et des 3800 points. Nombre de sociétés ont ou vont subir un impact, des réassureurs aux industries de l’énergie.
Plus globalement, cette baisse de la Bourse a déjà incité les investisseurs à se réfugier sur les marchés obligataires, notamment européens. Alors que les rendements du Bund et de l’OAT étaient en début de semaine dernière proches des 3.30% et des 3.70%, l’afflux de capitaux vers ces supports d'investissement s’est traduite par une baisse des taux longs. Le rendement de l’OAT a ainsi touché ce matin 3.43% en séance, tandis que celui du Bund reculait à 3.08%.
Un mouvement passager ?
Ce mouvement n'est pour l'heure que conjoncturel. Une aversion au risque produit toujours ce genre de mouvements et d'arbitrages sur les marchés. Néanmoins, si ce mouvement se prolongeait sur les marchés obligataires, ceci pourrait avoir des conséquences in fine sur le marché du crédit immobilier. Si les taux baissent, les banques disposent dès lors de marges pour baisser leurs barèmes de taux, ce qui pourrait redonner un peu de solvabilité aux ménages.
En outre, le fait que le Japon, deuxième économie mondiale, soit en difficulté pourrait inciter les banquiers centraux, dont les membres du comité de politique monétaire de la BCE, à se montrer plus prudents quant à l’éventualité d’une hausse des taux dans les prochains mois. Plus que l'inflation, l'un des principaux risques qui pèse désormais sur l'économie est bel et bien l'effet potentiellement déflationniste induit par la catastrophe. Reste que malgré tout , la prudence doit plus que jamais être de mise en la matière, du fait notamment de l’extrême volatilité des marchés de taux depuis deux jours.
(Photo: Flickr CC/daveeza)

Article très intéressant… Comme on dit, le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres
C’est vrai que les taux se sont sévèrement ramassés depuis deux jours… Mais est ce qu’une déflation au Japon ne pourrait elle pas avoir des conséquences en matière de revenus des ménages en France…