Selon le courtier, les banquiers, avec la baisse des taux de l’OAT et la baisse de production de crédits, pourraient faire des efforts sur leurs grilles de taux.
La hausse des taux de la Banque Centrale Européenne ne va pas impacter le marché du crédit immobilier, selon le courtier en crédit immobilier Cafpi. Celui-ci va en effet passer de 1.25% à 1.5%, et devrait avoir un impact limité sur les taux de crédit. « Il faut, en effet, rappeler que ce taux ne concerne que les crédits à taux révisable et que ceux-ci ne représentent que 10 % tout au plus de la production de crédits en France» note ainsi Cafpi.
Pour le reste des prêts, la majeure partie est à taux fixes, et il faut donc scruter, selon le courtier, l’indice référence en la matière, les taux de l’OAT. Or ces derniers reculent depuis la mi-avril, sans que les barèmes des banques n’aient, eux, bougé. Cafpi qui parle d’un premier semestre 2011 très satisfaisant en termes de volumes de crédits débloqués, note toutefois un essoufflement du marché, que le courtier peine à expliquer. « Prix de l’immobilier trop élevés ? Inquiétudes sur l’emploi ? Elections à venir ? Difficile de savoir ce qui provoque l’attentisme des acquéreurs » souligne Cafpi.
Pour faire face à cette baisse d’activité, les banques pourraient ainsi, selon le courtier, être contraintes de faire des efforts sur leurs grilles de taux, et ce « malgré les contraintes dont elles sont l’objet avec Bâle III, explique Philippe Taboret, le directeur général adjoint de Cafpi. Selon lui, « cela leur permettrait d’attirer les emprunteurs soucieux de profiter de l’accalmie tant sur les taux que sur les prix, favorable à leur pouvoir d’achat immobilier ».

Illusoire de penser que les banques vont baisser les taux alors que le volume des crédits diminue. Ce n’est pas comme ça qu’elles vont réussir à maintenir leurs marges. Si la demande de crédits baisse, on peut plutôt raisonnablement penser que les banques vont durcir leurs conditions pour maintenir leurs marges. C’est du bon sens. Cafpi peut faire toute la com qu’ils souhaitent faire, ça ne changera pas la réalité.