Selon Crédit Logement, les taux continuent de baisser. La production de crédit immobilier, quant à elle, est en baisse de 20.3% en rythme annuel en mai.
Les taux de crédit immobilier ont poursuivi leur recul en mai, selon les derniers chiffres publiés ce lundi par Crédit Logement. Les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 3.61 %, en moyenne, contre 3.67% en avril, et 3.95% en février. Une baisse des taux qui a semble-t-il eu un effet positif sur la production de crédit : « la demande reste déprimée et, sans soutien public majeur, la production a de nouveau reculé en mars (- 10.2 %) et en avril (- 9.5 %). Alors que les conditions de crédit se sont encore améliorées, exprimant la volonté des établissements de crédit de soutenir les marchés immobiliers, la production s’est quasiment stabilisée en mai (+ 0.6 %) » indique l'institution spécialiste en cautionnement.
La part de la production réalisée à un taux supérieur à 4% est ainsi nettement redescendue, alors même qu’elle atteignait une proportion de 53 % au premier trimestre : 77% des prêts sont réalisés à un taux inférieur à 4%.
Des durées de prêt plus basses
Les ménages empruntent en outre pour des durées plus courtes qu’il y a quelques mois, avec une moyenne de 205 mois. «Le recul brutal de la durée amorcé en mars 2012 accompagne les difficultés d’un marché marqué par la récession et confronté à la transformation de ses clientèles (suppression du PTZ+ dans l’ancien et recul de l’accession des ménages modestes sur tous les marchés) » explique Crédit Logement.
Les prêts à 30 ans et plus ont encore enregistré un recul de leur part dans la production de crédit depuis quelques mois, à 0.6%, contre 1.2% en moyenne en 2011. Idem pour les prêts de 25 à 30 ans qui voient leur part reculer à 15.7%, contre 24.1% en moyenne en 2011.
Le coût relatif des opérations est en outre orienté à la hausse. « Entre août 2011 et avril 2012, le coût relatif des opérations est resté à peu près stable, à 3.85 années de revenus en moyenne. Mais en mai, il est remonté pour s’établir à 3.95 années de revenus, un de ses niveaux les plus élevés depuis le début des années 2000 ».

les prix sont surévalues de 30%! Ce nest pas une baisse de taux de 0.5 points qui va combler cela! De plus l’acheteur aujourd’hui est moins stupide: il ne laisse plus berné par les agents immobiliers, il se méfie des vices cachés, et surtout il sait que les prix vont chuter et de beaucoup, notamment grâce aux futures mesures.