L’assemblée générale de l’UNPI 69 s’est tenue jeudi dernier, au Palais du Commerce de Lyon. L’occasion pour les propriétaires de se faire entendre en cette période préélectorale, en présence de Jean Perrin, le président national.
L’UNPI a tenu jeudi dernier son assemblée générale annuelle au Palais du commerce de Lyon. Après les formalités statutaires, qui ont vu la reconduction de Gérard Forcheron à la présidence de l’union rhodanienne, le président national de l’UNPI, Jean Perrin, présent pour l’occasion, a participé, avec le président local, à une table ronde sur le logement social, en compagnie de François-Noël Buffet, Sénateur-Maire d'Oullins, d’Olivier Brachet, Vice-Président du Grand Lyon, chargé de la politique de l'habitat et du logement social, de Louis Levêque, Adjoint au Maire de la Ville de Lyon délégué à l'habitat, et de Philippe de Mester, Président ABC-HLM, Directeur général OPAC du Rhône. Une table ronde qui a duré plus d’une heure, et qui a été l’occasion pour les participants d’exprimer des points de vue parfois divergents sur cette question très sensible.

Jean Perrin a par la suite clos cette assemblée générale, en prononçant un discours très offensif, dénonçant en outre la pression fiscale qui pèse sur les propriétaires. « On nous dit aujourd’hui : le capital est moins taxé que le travail, donc il faut taxer plus le capital ». «Les propriétaires paient suffisamment ! » a asséné Jean Perrin. Prenant l’exemple de différents revenus émanant d’une personne dont la tranche maximale d’imposition est de 30%, le président de l’UNPI a dénoncé le fait que sur 20.000 euros de loyers en plus de ses revenus, il ne restait au final que 5.000 euros au propriétaire après application des taxes et diagnostics légaux, là où
les revenus nets tirés de 20.000 euros de dividendes supplémentaires rapportaient 15.000 euros et où les revenus tirés en net sur 20.000 euros de salaires supplémentaires correspondaient à 11.000 euros. « Lorsque les candidats nous disent qu’on peut taxer plus les revenus du capital, ils nous parlent du capital financier, mais dedans introduisent le capital immobilier. Cela, nous ne pouvons pas l’accepter » a exhorté Jean Perrin.
Divergences
Le président de l’UNPI a en outre fait remarquer que les loyers commençaient à se tasser. « Oui les prix se sont envolés dans certains secteurs, mais se sont en revanche effondrés dans d’autres secteurs ». Jean Perrin a notamment cité le cas de Saint-Etienne, avec un loyer de 7.70 euros en moyenne, mais aussi celui de Bar le Duc, où il atteint 4.40 euros en moyenne. Un constat d’autant plus inquiétant selon lui que la vacance locative augmente en moyenne en France. « Cela veut dire que dans certains secteurs il manque de logements (…) et que dans certains secteurs, il y a trop de logements, et la vacance entre deux locataires peut atteindre 6 mois à un an» a expliqué Jean Perrin, qui cite le cas de Rodez, où il faut attendre un an avant de parvenir à louer après travaux. Le président a donc appelé à une politique du logement moins jacobine, qui prendrait en compte la réalité du logement au niveau local.

Jean Perrin a en outre rappelé que la politique du logement coûtait chaque année 40 milliards d’euro, soit un chiffre équivalent au montant perçu par l'État au titre de l’impôt sur le revenu ou encore au budget consacré à l’intérêt de la dette. Le président de l’UNPI s’est ensuite montré inquiet vis-à-vis de la crise morale que traverse le pays. « Je peux vous dire que quand je vois la Star Académie des candidats à la présidentielle, je me dis qu’il n’y a pas que dans nos écoles que le niveau baisse » s’exclame alors Jean Perrin. Applaudissements nourris dans la salle. Le président de l’UNPI enchaine alors sur un message plus positif « Vous les propriétaires, gardez espoir » lance-t-il. « Demain, après la crise, ça repartira ! Demain après la crise, l’Etat saura qu’il doit faire des économies, et il aura besoin des propriétaires privés pour loger tous les français, et on sera là ! » s’exclame-t-il. Nouveaux applaudissements, et fin du discours. Gérard Forcheron clôt l’assemblée générale 2012, en remerciant les participants.
