<p>(Capture d'écran du site de la fondation)</p>
Le 23ème rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal logement a été publié mardi et remis au ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.
La fondation Abbé Pierre a présenté mardi son 23e rapport sur l'état du mal-logement en France. Et si la construction de logement et les transactions sont clairement orientées à la hausse, la précarité demeure en France. « Si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement », a indiqué la fondation.
Celle-ci a indiqué que près de 15 millions de personnes étaient touchées, à un titre ou à un autre, par la crise du logement. « La qualité moyenne des logements continue de s’améliorer, mais la hausse des prix creuse les inégalités résidentielles et bouche l’horizon des ménages des couches populaires. Comme si des centaines de milliers de personnes, en plus d’être mal-logées aujourd’hui, se voyaient assignées à le rester toute leur vie », souligne l’organisation.
Le surpeuplement pointé
Le rapport insiste plus particulièrement cette année sur l’une des formes de mal-logement, à savoir le surpeuplement. La fondation indique constater au cours des dernières années « une recrudescence inquiétante » de ce phénomène, après un déclin sensible pendant des décennies. La fondation indique que 2.66 millions de ménages étaient touchées par le surpeuplement en 2013, soit 8,6 millions de personnes dont 934 000 en surpeuplement « accentué ». L’augmentation du nombre de personnes touchées par le surpeuplement accentué s’établissait à 17% entre 2006 et 2013. Il était par ailleurs de 6% pour le surpeuplement modéré. Celle-ci est essentiellement présente dans les grandes agglomérations. Il s’agit, pour la fondation de mettre en lumière les conséquences très graves du surpeuplement, et leur caractère pénalisant à court, moyen et long termes pour les personnes qui le subissent, notamment des familles avec enfants.
Le rapport insiste également sur la précarité énergétique. Selon celui-ci, le nombre de personnes consacrant plus de 35 % de leurs revenus aux dépenses de logement avec un reste-à-vivre inférieur à 65 % du seuil de pauvreté (650 euros par mois et par unité de consommation) est passé, entre 2006 et 2013, de 4 à près de 6 millions. « Ces personnes se serrent, se saignent et se privent également, notamment de chauffage, puisque le nombre de celles qui ont eu froid pour économiser sur les factures de chauffage est passé de 1,6 à 2,3 millions de personnes, soit 44 % de plus », indique le rapport.
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