L’indice des loyers commerciaux (ILC) publié cette semaine par l’INSEE augmente de 3,46%, à 119,70.
Au troisième trimestre 2021, l’indice des loyers commerciaux (ILC) a été publié ce mercredi par l’INSEE. Celui-ci s’établit à 119,70. Sur un an, il augmente de 3,46 %, après une hausse qui s’établissait à 2,59 % au trimestre précédent.
Il s’agit là de sa plus forte progression depuis 2008. Or cet indice est systématiquement appliqué aux loyers des magasins lors de l’indexation pour définir le niveau de leur loyer en 2022.
L’Alliance du commerce et Procos qui avaient, associés à d’autres fédérations de commerçants, déjà appelé au gel de l’indexation pour 2022, ont, dans un communiqué alerté « les bailleurs et les pouvoirs publics sur les conséquences d’une telle augmentation de l’indice et sur la nécessité de trouver rapidement une solution pour limiter fortement les hausses de loyer l’année prochaine ».
L’Alliance du commerce rappelle que le loyer représente le deuxième poste de coûts après les frais de personnel sur le compte d’exploitation du commerce. « Incluant les charges locatives, ce poste représente jusqu’à 18% du chiffre d’affaires d’un point de vente», souligne-t-elle. Cette très forte augmentation des loyers « serait insupportable pour les commerçants », ajoute-t-elle.
« Alors que la crise sanitaire se poursuit, les points de vente physiques ont vu leur fréquentation et leur chiffre d’affaires chuter depuis près de deux ans, particulièrement dans les secteurs ayant connu des fermetures longues de magasins (sept mois de fermeture dans les centres commerciaux par exemple).»
Alliance du commerce
Or, dans le même temps, les habitudes de consommation se sont profondément transformées avec une envolée des ventes en lignes qui représentent 13,1% du commerce de détail, et jusqu’à 21% pour le secteur de l’habillement.
L’Alliance du commerce est donc catégorique.
« Cette augmentation des loyers est par conséquent déconnectée de la réalité de l’activité des points de vente physiques. Elle aura pour effet de priver les entreprises de leur capacité d’investissement dans la transformation digitale et responsable, pourtant essentielle pour assurer la survie des magasins partout en France. Plus grave encore, faute de pouvoir maîtriser leurs charges d’exploitation, le risque d’ajustement portera alors sur l’emploi et la fermeture des magasins. »
Alliance du commerce
L’Alliance du Commerce et Procos demandent qu’une solution soit trouvée dans l’urgence avec les propriétaires bailleurs et l’Etat pour que les commerçants n’aient pas à supporter des hausses de loyer élevées en 2022. Par la suite, il sera nécessaire « de revoir le mécanisme d’indexation afin que les évolutions futures soient en phase avec l’activité des points de vente dans un monde omnicanal ».
Alors que les Assises du commerce ont organisé les réflexions pour le commerce en 2030 et que leurs conclusions seront rendues publiques en janvier, l’Alliance du commerce considère comme « fondamental qu’une solution soit trouvée très rapidement ».
