<p>(SDH/LPI)</p>
Le collectif de fédérations a rappelé, le jour du vote portant sur la présidence de l’Assemblée nationale, que chaque mois d’inaction coûtait plus de 10.000 emplois à la filière construction-immobilier.
L’Alliance pour le logement se rappelle au souvenir des parlementaires. Les partenaires du collectif de fédérations - la FFB, l’USH, la FNAIM, la FPI, Pôle Habitat FFB, PROCIVIS, l’UNIS, l’UNNE, l’UNSFA et l’UNTEC – ont rappelé ce jeudi qu’elles alertaient, depuis deux ans, sur les conséquences liées à la chute de la production de logements sociaux et libres sur l’ensemble des territoires, et que cette réalité frappait aujourd’hui de nombreux concitoyens, bloqués dans leur parcours faute de logement adéquat.
Selon les partenaires, chaque mois d’inaction coûtait plus de 10.000 emplois à la filière construction-immobilier. Aussi ont-il insisté sur cette chute de la production, et sur la crise du secteur.
«Elle frappe aussi durement toutes les entreprises du secteur dont les défaillances augmentent. Et elle inquiète nombre d’élus locaux qui constatent un tissu d’acteurs locaux abîmé, des destructions d’emplois et des difficultés croissantes des porteurs de projets à équilibrer leurs opérations pouvant aboutir à terme à des abandons purs et simples de celles-ci. »
Alliance pour le logement
Le collectif exige ainsi un sursaut, le logement constituant en effet un secteur stratégique pour la France, au regard de son importance pour l’économie, l’emploi, la cohésion sociale et la transition écologique.
Différentes mesures proposées
L’Alliance rappelle avoir proposé « différentes mesures à effets immédiats et puissants, dont certaines sans coût budgétaire ou fiscal, à la hauteur de l’urgence des attentes et des enjeux». Pour elle, il est en effet «impératif de répondre sans délai aux besoins, en accession comme en locatif, en social comme en libre, en métropole comme en ruralité, et de tenir les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat ».
Le collectif souligne que la filière a besoin de visibilité et de stabilité pour lui permettre de lancer les investissements nécessaires à son évolution, mais aussi que «les Français ont besoin de mesures de soutien pour retrouver la confiance et s’engager dans leurs projets immobiliers». Les professionnels «demandent ainsi d’urgence la mise en place d’un plan pluriannuel construit avec eux car le logement est un secteur du temps long, qu’il s’agisse de construction ou de rénovation ». Selon eux, « il n’y aura pas de réindustrialisation ni de plein-emploi sans une réflexion en matière d’aménagement des territoires ».
L’Alliance pour le Logement demande à être reçue par le Premier ministre dès sa nomination, pour relancer l’acte de construire à partir du Projet de loi de finances 2025, et ce « d’autant plus que le logement constitue un secteur contributif en solde net au budget de la Nation ».
« Au-delà des échanges déjà engagés avec le Sénat, l’Alliance compte également sur la nouvelle Assemblée nationale pour se saisir pleinement de ces sujets, et souhaite être auditionnée par les présidents des commissions des finances et des affaires économiques dès leur installation. »
Alliance pour le Logement
