<p>(SDH/LPI)</p>
La CAPEB a publié ce mardi sa note de conjoncture du 3e trimestre.
La CAPEB a fait part ce mardi de sa dernière note de conjoncture. Celle-ci révèle un nouveau recul du volume d’activité de 5 % en glissement annuel, après avoir baissé de 3 % au trimestre précédent. La dégradation est, selon la confédération des petites entreprises du bâtiment, particulièrement marquée dans le secteur de la construction neuve où l’activité chute de 11 % au 3e trimestre après avoir déjà chuté de 6,5 % au deuxième trimestre.
« Quel seuil d’alerte faudra-t-il franchir pour qu’enfin tous les acteurs soient invités à réfléchir ensemble à une politique du logement repensée et à la hauteur de l’immensité des besoins ? », interroge la structure confédérale.
Le recul d’activité s’intensifie pour toutes les entreprises artisanales du bâtiment, quelle que soit leur taille. Tous les métiers sont impactés, les artisans de la maçonnerie et ceux de la menuiserie-serrurerie, qui interviennent davantage sur le neuf, accusant une baisse particulièrement notable (respectivement -6 % et -5,5 %). L’ensemble du territoire est concerné par ce recul de l’activité, l’Ile-de-France et la région Centre-Val de Loire étant plus impactées que les autres régions, de respectivement -7% et -6%.
L’enlisement de la construction neuve « confirme un modèle économique à bout de souffle », note la CAPEB. La tendance négative reste forte pour les autorisations et les mises en chantier. À l’échelle nationale, les nombres de logements autorisés et commencés cumulés sur douze mois de septembre 2023 à août 2024 sont en recul de respectivement 9,5 % et 19,9 % par rapport à la même période de 2023. Ce mauvais résultat est «lié à la forte baisse de ces indicateurs pour les logements individuels (-23,6 % pour les autorisations et -33,4 % pour les mises en chantier)».

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