<p>(©SDH/LPI)</p>
L’agence nationale pour l’habitat a apporté sa contribution en matière d’amélioration de l’habitat privé.
La présidente de l’Anah a transmis au président de la République une contribution de l’agence sur les enjeux, les opportunités et les perspectives en faveur de l’amélioration de l’habitat privé et de la rénovation énergétique des logements, dans le cadre du Grand Débat National.
Le logement est important car constituant en effet le premier poste de dépense des ménages modestes. Il constitue « un facteur important d’intégration sociale et de dignité individuelle dont il est fondamental de se saisir », indiqué l’Anah, et est un enjeu majeur pour la transition écologique de notre pays au travers notamment de la lutte contre les « passoires énergétiques ». L’agence souligne également qu’il s’agit là d’un enjeu de cohésion sociale grâce à l’adaptation des logements à la perte d’autonomie « pour favoriser le maintien à domicile de nos aînés ». « C’est enfin un enjeu de cohésion territoriale en investissant dans la qualité de vie et l’attractivité de territoires très divers », a indiqué l’agence.
La rénovation de l’habitat privé, orchestrée aujourd’hui par l’Anah, permet donc aux ménages précaires d’améliorer leur logement et de réaliser des gains structurels de pouvoir d’achat. Elle permet donc de maintenir un parc de logements décents et sains tout en réduisant la dépendance énergétique. La politique de l’habitat privé doit donc, selon l’agence, répondre au défi majeur de moderniser les « manières de faire », afin d’accompagner plus de ménages à s’engager dans une démarche de travaux.
L’Anah « confirme ainsi sa mobilisation afin d’améliorer l’information et l’orientation des ménages, simplifier les dispositifs et les démarches, renforcer la lisibilité des aides publiques et réduire les restes à charges, et notamment ceux en faveur de la rénovation énergétique, sans rien sacrifier de la qualité de l’accompagnement des ménages ».
Moyens supplémentaires
Elle va en outre déployer des moyens supplémentaires, suite au conseil d'administration du 13 mars, pour améliorer l’accompagnement des ménages modestes dans leur démarche d’audit énergétique et pour accélérer la lutte contre l’habitat indigne. Il faut dire que l’agence bénéficie d’un budget 2019 en hausse de 9,3% par rapport au budget 2018, à 874,1 millions d’euros.
Des départements pilotes vont être prochainement retenus afin de permettre à des ménages modestes de bénéficier d’un audit énergétique pris en charge financièrement afin qu’ils puissent disposer d’un état des lieux qui leur permettra à terme de s’engager dans des parcours de travaux accompagnés.
6 territoires prioritaires, à savoir la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, l’Essonne, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Nord, bénéficieront par ailleurs de 7 millions d’euros supplémentaires, mobilisés pour accélérer la lutte contre l’habitat indigne.
