<p>(SDH/LPI)</p>
La CAPEB et Batiactu ont dévoilé les résultats de leur baromètre 2022 sur l’activité, l’innovation et les pratiques professionnelles des entreprises artisanales du bâtiment.
La confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) et Batiactu ont faot part des résultats de leur baromètre 2022 sur l’activité, l’innovation et les pratiques professionnelles des entreprises artisanales du bâtiment. Et selon cette étude, les entreprises du secteur voient leur confiance dans le maintien de leur activité s’éroder, après une année marquée par la hausse des prix des matériaux et de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement. Aussi, seulement 54 % des sondés se disent confiants pour le futur contre 77% il y a 12 mois.
« Ce baromètre annuel vient confirmer les nombreuses inquiétudes de nos adhérents que nous n’avons eu de cesse de faire remonter au Gouvernement ce dernier semestre. Lors des Assises du BTP, la CAPEB avait formulé 26 propositions concrètes pour maintenir l’activité d’un secteur économique clé et donner ainsi les moyens aux entreprises artisanales du bâtiment d’agir pleinement en faveur de la rénovation énergétique. Si ces Assises étaient un point de départ, l’année 2023 doit être celle du passage à l’action. Les enseignements de ce baromètre nous y obligent. Nous serons donc très attentifs aux leçons que le Gouvernement en tirera pour concevoir des solutions durables à même d’embarquer le plus grand nombre d’entreprises artisanales. »
Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB
La confiance des artisans s’érode donc, selon cette étude exclusive réalisée auprès de 497 répondants entre juin et juillet 2022. Selon elle, 56% des artisans interrogés estiment que leur activité s’est stabilisée par rapport à 2021, ce qui traduit un bilan en demi-teinte puisque seulement 25% des sondés déclarent une amélioration par rapport à l’année dernière, là où ils étaient 43% en 2021. Ce constat pousse les artisans à être davantage méfiants.
La principale source d’inquiétude pour 57% des chefs d’entreprise artisanale demeure l’accumulation de réglementation. Pour agir durablement et efficacement en faveur de la transition environnementale, il est, pour la confédération, indispensable de leur permettre d’exercer leur métier sereinement. La CAPEB appelle le Gouvernement à entamer un important travail de simplification pour mettre un terme à des réglementations complexes et qui fluctuent très régulièrement, des dispositifs d’aide à la rénovation qui désorientent les professionnels et les particuliers, et des injonctions contradictoires.
Transition digitale : une sensibilité marquée pour le numérique
Les artisans ont été interrogés sur les évolutions numériques qu’ils ont opérées dans leur activité. Selon l’étude, 46% des chefs d’entreprise artisanale déclarent avoir eu recours à de nouvelles solutions techniques et regrettent de ne pas être plus informés sur les contraintes réglementaires ou les éventuelles incitations économiques liées à leur mise en œuvre.
Pour faire face aux bouleversements numériques et conjoncturels, le secteur s’adapte. Les artisans voient même d’un bon œil l’évolution de leur profession en termes de qualité (80%) et d’innovation (80%).
