La région Rhône-Alpes a présenté hier les 5 projets des candidats retenus pour la reconversion de l’Hôtel de Région, laissé libre depuis plus d’un an par la Région après son départ à la Confluence.
Les 5 candidats retenus en début d’année pour la reconversion du site de Charbonnières devaient présenter avant le 13 septembre dernier leur projet de reconversion de l’ancien Hôtel de Région, laissé libre par l’institution depuis son départ à la Confluence, dans le deuxième arrondissement de Lyon. L’heure était hier à la présentation des projets.
Parmi les cinq candidats, on trouvait Bouwfonds Marignan, Nexity, mais aussi Bouygues Immobilier, Financière Rive Gauche / Brémond, ainsi qu’Icade, allié à Altarea Cogedim. Pour l’heure, le Comité de Pilotage a fait le choix de négocier prioritairement avec les trois derniers candidats. Le choix du lauréat interviendra le 13 janvier 2013, avant délibération de la Région en février, et un compromis de vente en mars. Les permis d’aménager et les permis de construire devraient être délivrés début 2014 pour un début des travaux au 2ème trimestre de cette même année.
Un strict cahier des charges
Pour la Région, le projet devait poursuivre plusieurs objectifs bien définis pour ce quartier qui occupera, dans 6 ans, les 10,5 hectares du site. Tout d’abord, le quartier sera intégré au développement de la commune de Charbonnières et de l’Ouest lyonnais. Il s’inscrira également dans une perspective ambitieuse en termes de développement durable, tout en permettant une certaine mixité des fonctions : habitation, certes, mais aussi activités économiques.
Du point de vue de la seule fonction résidentielle, le projet doit également s’inscrire dans les objectifs fixés par les grandes politiques publiques, telle que la loi SRU. Les logements seront ainsi à 30% sociaux. A terme, ce devraient être 1000 habitants qui peupleront le quartier.
Différents projets
L’idée n’était en outre pas de recentrer l’ilot sur lui-même, mais bien de l’ouvrir sur l’extérieur, avec une possibilité pour les activités commerciales d’être utilisées par les riverains de la route de Paris. La création d’un centre de santé et de bien-être, projet porté par la Ville de Charbonnières s’inscrit également dans cet optique, tout comme le maintien de l’activité hôtelière. Autre contrainte, les espaces verts prédominants sur le site devaient être conservés, laissant un rapport bâti / non bâti dans une proportion de 30 / 70.
Ce strict cahier des charges laisse une marge de manœuvre que les promoteurs ont su saisir : aussi certains envisagent-ils de réutiliser largement l’aspect extérieur et le bâti du site, quand d’autres font le choix de détruire et reconstruire.
30.000 m² de logements
La partie logement, pour l’ensemble des projets, s’approche de 30.000 m². Elle est toutefois répartie de façon différente pour chacun des candidats. Si la partie locative sociale approche dans, tous les cas, les 9000 m2, un seul (Bouwfonds Marignan) propose de l’accession sociale. L’accession abordable est en revanche présente dans tous les projets, sur des surfaces allant de 3000 m² (Bouwfonds) à 7160 m² (Bouygues). La partie logement individuel est également plus ou moins présente – elle atteint 4367 m² chez Financière Rive Gauche/ Brémond. Trois des projets prévoient également une résidence séniors (Bouygues, Financière Rive Gauche/ Brémond, et Nexity), laquelle développe de 3000 m² chez Financière Rive Gauche/ Brémond à 7690 m² chez Nexity SIER. Enfin, l’accession libre est de loin la partie la plus importante, avec des surfaces allant de 10555 (Bouygues) à 18300 m2 (Nexity).
20.000 m2 d’activités
Dans la partie activités, les offres des cinq candidats offrent des différences assez importantes sur la place accordée aux bureaux : Bouygues, Financière Rive Gauche, et Altaréa Cogedim ont plutôt poussé cette partie, contrairement à Bouwfonds et Nexity (3500 et 2610). Concernant le centre de santé et de bien-être porté par Charbonnières, la surface est également variable, allant de 4000 m2 pour Financière Rive Gauche à 1650 m² pour Bouwfonds. Ce dernier prévoit en revanche, tout comme Bouygues, une pépinière d’entreprise. La place des commerces va, elle, suivant les projets, de 1490 à 3800 m². Enfin on notera que deux des projets prévoient la création d’un centre des Congrès (Bouygues et Financière Rive Gauche), qui réutiliserait la salle du Conseil Régional.
