Le Sénat et l’Assemblée Nationale ont adopté en dernière lecture le projet de loi de modernisation de l'action publique locale qui crée les métropoles.
Le Sénat et l’Assemblée Nationale ont adopté tour à tour le projet de loi de modernisation de l'action publique locale créant les métropoles. Les déclarations politiques à l’adoption de ce projet ont été nombreuses avant et après le vote. Le président de l'Association des grandes villes de France et maire de Grenoble, Michel Destot s’était mardi félicité des travaux de la Commission Mixte Paritaire (CMP) qui s’était réunie pour statuer sur les dispositions restant en discussion entre l’Assemblée nationale et le Sénat au terme de l’examen par les deux Chambres du projet de loi dit « MAPAM » sur les métropoles.
« Le texte de loi prévoit désormais clairement la création automatique, aux côtés de Paris, Lyon et Marseille, de métropoles de droit commun aux larges compétences, dont Grenoble fait partie » a noté Michel Destot dans un communiqué. Grenoble est la seule ville de France à bénéficier de ce nouveau statut sans être capitale régionale, « avec Nice qui bénéficiait quant à elle du statut de métropole de la loi de 2010 ».
3 métropoles à statut particulier
« 3 métropoles à statut particulier sont apparues : la métropole de Lyon dont la création s’est faite dans un consensus relativement général, la Métropole Aix Marseille Provence dont la gestation a été un peu plus douloureuse » avait pour sa part rappelé Gérard Collomb lors de cette même Commission Mixte Paritaire. Le texte crée la métropole du Grand Paris, qui entrera en vigueur début 2016. Cette métropole regroupera Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. La métropole d’Aix-Marseille Provence viendra quant à elle remplacer six intercommunalités.
« 14 métropoles qui seront constituées. Leur émergence était fondamentale, car ce sont elles qui peuvent porter la France de demain parce qu'elles sont fortes de leurs pôles universitaires, de leurs pôles d'excellence économique, de leurs grandes infrastructures, parce qu'elles se trouvent reliées par nos autoroutes, par le train ou par l’avion aux autres grandes métropoles » a déclaré Gérard Collomb.
