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Laforêt présentait ce lundi son point sur le marché immobilier sur l’année écoulée. Les prix ont, selon les chiffres du reseau, progressé de 3.4% dans l'agglomération.
Après Orpi et avant Century21, c’était l’un des premiers réseaux à tirer ce lundi un bilan annuel du marché immobilier au titre de l’année 2016 : Laforêt diffusait en matinée son point sur le marché immobilier. « En 2016, le volume de transactions progresse de 12,8%, tandis que la demande ne faiblit pas, notamment sur les petites surfaces, où le marché se retrouve même en forte tension » a ainsi indiqué Yann Jehanno, directeur exécutif du réseau Laforêt. Le réseau souligne que le pouvoir d’achat immobilier a été favorisé par la baisse des taux d’intérêt. « Les acheteurs continuent de profiter des taux d’intérêt historiquement bas et les vendeurs, de leur côté, se montrent réalistes. Enfin, l’échéance présidentielle qui se profile ne devrait pas contrarier cette dynamique » note le dirigeant.
Forte demande
Sur le front de la demande, celle-ci se révèle toujours supérieure à l’offre, avec au niveau national, une demande en augmentation de 14% par rapport à l’an dernier. Elle est en hausse de 16% à Paris, de 12% en Ile-de-France et de 13% dans les régions, indique le groupe. Cette demande a été portée par la baisse des prix et des taux sur les 4 dernières années, mais aussi par une confiance retrouvée avec des indicateurs économiques plus positifs. La hausse de la demande est le fait d’investisseurs et d’acquéreurs, dont des secundo-accédants.
Sur le front de l’offre, le réseau indique que le stock de biens à vendre « peine toujours à se reconstituer, notamment sur les petites surfaces », où l’offre reste, selon Laforêt, très nettement insuffisante.
Hausse des transactions…
La forte demande s’est traduite par une hausse des transactions de l’ordre de 12,8% au plan national, avec une hausse de 13% à Paris, de 11% en Ile-de-France et de 13% dans les régions. Les primo-accédants ont été très actifs avec 40% du volume des transactions en 2016, contre 36% l’année précédente. Les secundo-accédants, avec 42% des transactions, tendent à voir leur part se réduire sensiblement, puisqu’ils pesaient 60% des volumes de vente en 2012. On observe également une hausse des ventes des petites surfaces, avec 15% des acquisitions contre 11% en 2015. Côté délai de transaction, La barre symbolique des 90 jours de délai moyen pour une vente a été franchie, avec 88 jours au niveau national, soit une semaine de moins par rapport à l’an dernier. Les délais se rapprochent de ceux de 2007, où un bien se vendait en moyenne en 83 jours. A Lyon, le délai est, lui, tombé à 73 jours, soit une baisse de 15 jours par rapport à 2015.
… et des prix
Les prix sont, eux, nettement orientés à la hausse, avec une hausse de 1,9 % au niveau national. La progression est différente selon les régions avec une hausse de 3.4% à Nantes (2.651€/m2), de 3.8% à Paris (8.295 €/m2), de 4.3% à Bordeaux (3.609€/m2), de 1.8% en Ile-de-France (3.672 €/m2), et de 1,9% dans les autres régions (1.984 €/m2). A Lyon, avec une demande en hausse de 14% et des volumes de transactions en progression de 10%, les prix ont très clairement augmenté de l’ordre de 3,4%, à 3.448€ le m². En Auvergne-Rhône-Alpes, les prix des maisons ont progressé de 0.9% à 1.635€ le m², tandis que le prix moyen des appartements a augmenté de 0.2% à 2.001€ le m².
Les marges de manœuvres sont, elles, en baisse : « le marché, plus tendu, a gagné 1 point sur la marge de négociation, et ce, sur l’ensemble du territoire. L’écart entre le prix affiché et le prix acté est désormais de -4,80%, situation due à une grande fluidité du marché » indique le réseau. A Lyon, et écart est encore plus mince, avec un écart de prix de 2.9%. Laforêt note que « les vendeurs sont devenus raisonnables, faisant coïncider leurs ambitions avec la demande ».
Confiance pour 2017
Sur les perspectives 2017, Elix Rizkallah, Président du Réseau Laforêt, est confiant : « au-delà du contexte électoral français, la crainte d’une remontée des taux d’intérêt pourrait même inciter les attentistes à passer à l’achat au cours du premier semestre de l’année 2017. Cependant, même si ces derniers ont sans doute atteint un seuil historique, en-dessous duquel il sera difficile de descendre, les taux d’intérêts bas offrent aux emprunteurs un pouvoir d’achat qui dynamise l’ensemble du marché immobilier. Quoi qu’il en soit, une augmentation raisonnable et progressive des taux des crédits immobiliers constituerait un rempart à la flambée des prix de l’immobilier ancien. En revanche, une hausse plus importante contribuerait à ralentir le marché ».
