<p>A gauche, Béatrice Berthoux (Région Auvergne-Rhône-Alpes)</p>
La vice-présidente de la Région était vendredi à Villefranche-sur-Saône aux côtés de Fibois 69 et de nombreux professionnels du secteur.
Béatrice Berthoux, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes déléguée aux Lycées, était vendredi au lycée Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône aux côtés de Fibois 69 et de nombreux professionnels du secteur. Elle a pu expliquer la démarche de la Région en faveur de la filière bois lors d’une journée organisée par la filière.
Avec deux grands massifs que sont le Massif Central et les Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est la première région française en volume de bois disponible dans les forêts, et la deuxième région pour la récolte de bois de construction, ce qui représente 60.000 emplois dans la région, de la plantation à la construction.
Au sein de la Région, le département du Rhône représente 8% de la récolte régionale dont une partie provient du Beaujolais sur la frange Nord-Est du Massif Central. «La Région Auvergne-Rhône-Alpes, grâce à l’action impulsée par Philippe Meunier, vice-président délégué à la forêt et au bois, s’est ainsi donné pour objectif de contribuer à développer la filière bois sur le territoire et aider les entreprises à se structurer pour répondre aux besoins de la construction », indique Béatrice Berthoux, vice-présidente de la Région déléguée aux lycées.
La Région peut soutenir les investissements des usines de première transformation, à savoir les scieries, via l’appel à projets FEADER et les usines de seconde transformation via un dispositif spécifique de subvention.
La collectivité agit en tant que donneur d’ordre
La Région soutient par ailleurs la filière par la commande publique en tant que donneur d’ordre, alors même que les avantages de la construction bois sont nombreux en terme d’isolation et de confort pour les futurs usagers. C’est en outre un moyen de construire plus vite. Elle peut exiger une structure bois pour la construction des futurs lycées, avec une traçabilité du bois, du type certification Bois des Alpes ou Bois des Territoires du Massif Central.
« A la demande de Laurent Wauquiez, président de la Région, nous avons décidé de réaliser l’ensemble des constructions neuves des lycées suivant un référentiel de spécifications techniques dans lequel la structure bois est imposée ; c’est ainsi que sont réalisées les opérations comme la construction de l’internat du lycée Philibert Delorme à l’Isle-d’Abeau, ou les extensions des lycées Henri-Sainte-Claire Deville à Issoire, du lycée Ambroise Brugière à Clermont-Ferrand et la création du pôle scientifique du lycée du Forez à Feurs », indique Béatrice Berthoux.
Marchés globaux de performance
La Région a choisi, pour réduire les délais de réalisation et atteindre des objectifs réels de performance, de recourir aux marchés globaux de performance – lesquels permettent de fixer des objectifs quantifiés de performance et de qualité de service – pour les constructions ou extensions de lycées. l’ensemble des partenaires liés à l’acte de construire est responsable de l’offre globale proposée en groupement. Cela permet pour la Région de réduire notablement les délais de l’opération, de l’ordre de 18 mois, et de maîtriser le budget global.
Celui-ci a été revu afin de renforcer les exigences de performance environnementale (niveau E3C1 a minima de la future règlementation environnementale en expérimentation), pour favoriser la construction bois ainsi que la préfabrication d’éléments structurants en usine.
Des opérations neuves sont en cours sur ces bases, à savoir le nouveau lycée de Clermont-Ferrand (démarrage des travaux prévue début 2020, livraison prévue début 2022), le futur lycée de Meyzieu (démarrage des travaux en avril 2020, pour une livraison prévue en septembre 2022 pour les élèves de seconde), l’extension du lycée de la Plaine de l’Ain à Ambérieu-en-Bugey (démarrage des travaux mi 2021 et livraison prévue été 2022), les futurs lycées de Meximieux, (objectif rentrée 2023 –élèves de seconde), de Bons en Chablais (objectif rentrée 2024) et du Pays de Gex (objectif rentrée 2029).
» Vers une structuration accrue de la filière de construction bois
