<p>Vue générale Clermont-Ferrand (SDH/LPI)</p>
L'INSEE Auvergne Rhône-Alpes a fait un point ce mardi sur la surmortalité observée dans les territoires de la région du 2 mars au 26 avril, période marquée par l’épidémie de coronavirus.
On connaît désormais un peu mieux l'impact de la surmortalité en région Auvergne Rhône-Alpes. L'INSEE a en effet dévoilé ce mardi ses chiffres d’excédent de mortalité sur le territoire sur la période du 2 mars au 26 avril, toutes causes de mortalité confondues. Sur huit semaines, on observe une surmortalité de 2020 décès. Ce chiffre correspond à 36 décès supplémentaire par jour en moyenne par rapport à la même période en 2019.
Dans son analyse, L'INSEE indique que tous ces décès ne doivent pas être imputés au Covid-19, ceux liés à d'autres causes ayant également pu évoluer, et même parfois à la baisse comme les accidents de la route.
Une surmortalité plus marquée chez les personnes âgées
La région a fait face à un nombre de décès parmi ses habitants en hausse par rapport à la même période de 2019, en lien avec la crise sanitaire du Covid-19. « L’excédent de décès hebdomadaire augmente à partir du 16 mars pour se réduire à compter du 6 avril », précise l’institut statistique qui note que l’impact est plus fort pour les personnes les plus âgées et les territoires densément peuplés.
Les décès ont été 10% plus nombreux sur la tranche d’âge allant de 65 à 74 ans. Celle-ci a été de 19% sur celle allant de 75 à 84 ans. Quant aux plus de 85 ans, on a compté une hausse de 25% des décès.
Le Rhône et la Haute-Savoie, les territoires plus touchés
L'institut statistique notre part ailleurs que « plus le nombre de personnes est important dans un territoire restreint, plus le risque de contacts est grand ». Dans les communes denses, concentrant 31% de la population de la région sur 1,4% de sa surface, il atteint +29 % entre 2019 et 2020. Il n'y a pas en revanche de surcroît global de mortalité durant ces huit semaines dans les communes très peu denses ne comprenant que 3 % de population mais couvrant un tiers du territoire régional.
Le Rhône et la Haute-Savoie sont les plus touchés, avec un excédent de mortalité qui dépasse les 1,30. Le surcroît de mortalité s'établit en effet à 42% pour la circonscription départementale du Rhône, et à 33% pour la Haute-Savoie.
Pas de surmortalité en Auvergne
L’excédent va de 1,18 à 1,30 dans les départements de l’Ardèche, de la Loire et de l’Ain, tandis qu’il s’établit entre 1 et 1,18 dans les départements de la Drôme, de l’Isère et de la Savoie.
On n’observe pas, a contrario, d'excédent de mortalité dans les autres départements, qui correspondent à l'ancienne région Auvergne, à savoir les départements de l'Allier, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, et du Cantal (avec un coefficient inférieur ou égal à 1).
