Les deux organisations ont alerté, à l’occasion du MIPIM, sur la chute d’activité et la grave pénurie de logements qui s’annonce sans action des pouvoirs publics.
A l’occasion du MIPIM, le MEDEF et la fédération des promoteurs des promoteurs immobiliers (FPI) ont souhaiter alerter les pouvoirs publics sur la chute d’activité actuellement observée dans le secteur de la promotion immobilière, mais aussi sur la grave pénurie de logements qui s’annonce sans action des pouvoirs publics.
Les deux organisations notent que « la promotion immobilière se tient aux avant-postes de l’ensemble de la chaîne de l’immobilier ».
«Le recul inexorable des permis de construire délivrés par les maires puis la désolvabilisation des ménages due à la hausse rapide des taux d’intérêts ont fait chuter de façon drastique le nombre de ventes de logements neufs collectifs. En 2023, moins de 95.000 logements ont trouvé acquéreurs, soit presque deux fois moins que la moyenne annuelle d’avant Covid.»
FPI et MEDEF
La FPI et MEDEF notent que l’impact de cette chute « se propage progressivement à l’ensemble de la chaîne immobilière », à savoir les entreprises du BTP, les bailleurs sociaux, les notaires, les architectes, ou encore les économistes de la construction… «Tous les acteurs de l’acte de construire font face à une violente baisse de l’activité : 300.000 emplois devraient disparaître en 2024 et 2025 et de nombreuses entreprises sont déjà menacées», déplorent-elles.
Elles soulignent en outre que la violente chute d’activité observée explique, « comme annoncée par les professionnels et quelques parlementaires vigilants début 2023, une large part de la baisse de recettes de TVA présentée dernièrement par Bercy».
«Les alertes de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) et de la Fédération du Bâtiment (FFB) comme du MEDEF réitérées depuis le début de l’année 2022, ont été tardivement entendues par les pouvoirs publics, à partir de la rentrée 2023. De longs mois ont ainsi été perdus, le gouvernement ne prenant pas la mesure de l’ampleur et de l’impact de la crise immobilière sur nos concitoyens.»
FPI et MEDEF
Les deux institutions répondent en outre au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui s’est, à plusieurs reprises, enorgueilli des économies générées par la suppression du dispositif Pinel. Celui-ci, «clé de voûte de la production de logements car fait déclencheur des opérations, a été raboté au plus mauvais moment, enfonçant encore plus la tête des promoteurs immobiliers sous l’eau».
Un constat accablant et alarmant
La FPI et le MEDEF alertent sur l’amplification prévisible de la pénurie de logements.
«Le constat est accablant et alarmant. Sans action des pouvoirs publics, une grave pénurie de logements va impacter durablement la capacité des ménages français à maîtriser leur destin : étudiants qui renoncent à leurs études faute de logement, salariés dans l’impossibilité d’accepter un emploi car ne trouvant pas de logement adapté à leurs nouveaux besoins, saisonniers impossibles à recruter… La gravité de la crise est désormais partagée par l’immense majorité des élus locaux, en témoigne la communication, le 10 mars dernier, du Président de l’Association des Maires de France dénonçant la gestion défaillante de la politique du logement par le gouvernement.»
FPI et MEDEF
Patrick Martin, président du MEDEF, Bruno Arcadipane, président d’Action Logement et vice-président du Medef et Pascal Boulanger, président de la FPI, ont ainsi souhaité, à l’occasion du MIPIM, rencontrer un panel de promoteurs.
Selon la FPI et le MEDEF, des solutions existent, comme la simplification de l’acte de construire, la suppression de normes inutiles, des moratoires sur d’autres normes, avec pour objectif la sortie de crise.
Les deux organisations concluent en appelant au soutien de l’investissement immobilier.
«Pour novatrices qu’elles soient, ces mesures mettront du temps à produire leurs effets. D’où l’urgence à agir en soutien de l’investissement immobilier ! Les propositions sont sur la table du gouvernement. Il doit s’en saisir avant qu’il ne soit trop tard !»
FPI et MEDEF
