<p>Yves Blein (SDH/LPI)</p>
Yves Blein est le maire de Feyzin. Il évoque l’opération Fasinum, dans le quartier des Razes, et, plus globalement, la politique d’habitat dans sa commune.
Quel est l’état de la demande de logements sur Feyzin ?
Nous faisons face à une liste d’attente importante, tant de la part de personnes de la commune – avec des décohabitations, des jeunes qui veulent prendre leur indépendance – que des personnes de la zone sud-est…
Ces dernières veulent se rapprocher de Lyon ?
Pas forcément… C’est même le contraire : certaines personnes veulent s’éloigner de la ville dense et venir dans une commune plus équilibrée avec beaucoup d’espaces verts. Ce qui est le cas de Feyzin, contrairement à l’image que l’on peut avoir d’elle … C’est une commune de seconde couronne qui est à l’intersection entre la ville et la campagne. Feyzin, tout comme Irigny, sont des communes qui ont gardé un caractère naturel assez prononcé. Nous sommes attentifs au maintien de ce cadre de vie assez équilibré.
La demande est forte en logement social, mais aussi en matière d’accession libre...
Nous essayons de produire des logements locatifs libres, en accession, en accession sociale. Nous essayons de faire des programmes qui correspondent à cette demande. Feyzin est à un peu plus de 25% de logements sociaux.
Vous êtes donc d’ores et déjà dans les objectifs de la loi SRU…
Nous imposons quand même aux opérations nouvelles de rester au minimum à 25% de logements sociaux. Nous subissons la pression de l’agglomération, avec beaucoup de demandes de constructions. On fait en sorte de rester à ce minimum de 25%.
Combien de logements sont produits en tout sur Feyzin ?
Près d’une centaine de logements sont construits chaque année depuis 5 ans. Nous avions eu une petite baisse du fait des contraintes d’urbanismes liées à l’établissement du PPRT. Il y avait peu de visibilité pour les promoteurs. Mais désormais, les choses sont stabilisées. Nous sommes en fin d’enquête publique, et nous connaissons bien les règlements applicables. Paradoxalement, cela va redonner de l’oxygène : certaines zones sont moins contraintes. Une opération comme celle-ci se fait aujourd’hui alors qu’elle n’aurait sans doute pas pu se faire il y a quelques années…
Pourquoi ?
Nous sommes passés, en matière de prévention des risques, d’une doctrine déterministe à une doctrine probabiliste. Auparavant, on essayait de déterminer le pire des scénarios et on en tirait les conséquences en matière d’urbanisme… Désormais, nous essayons de déterminer toutes les probabilités qu’un accident se produise et on construit les scénarios. Nous ne sommes donc plus systématiquement engagés dans la pire des situations. Certaines zones se sont ainsi durcies, comme celles qui sont les plus près de la raffinerie, avec des expropriations. Dans les zones plus éloignées, les choses se sont au contraire assouplies parce qu’on mesure mieux l’impact d’un éventuel accident.
» Feyzin : visite du chantier de la résidence le « Fasinum »
