<p>Patrice Garde, Alexandre Schmidt, Anne de Planchard (SDH/LPI)</p>
Selon les professionnels de la FNAIM, la forte demande locative a peu à peu incité certains étudiants et autres personnes seules à la colocation. Mais celle-ci fait de plus en plus l’objet d’une démarche volontaire, et se structure.
La Chambre du Rhône de la FNAIM organisait hier une conférence de presse sur le marché immobilier ancien dans la Métropole de Lyon et le département du Rhône. A cette occasion, les dirigeants de la Chambre ont insisté sur les nouvelles tendances en matière de location, comme le la colocation, ou coliving.
« L’offre de colocation commence à se structurer », a ainsi indiqué le vice-président de la Chambre de la FNAIM du Rhône, Patrice Garde. Le phénomène devient selon lui « sociétal ». « Il y a une vingtaine d’années, la colocation c’était (pour) deux étudiants qui étaient plantés et qui ne savaient pas comment faire parce qu’ils n’avaient pas trouvé de studio… Ils allaient voir leur copain et se disaient ‘on ne se mettrait pas tous les deux dans un appartement ?’. C’est ce qui se passait. Après ça a évolué : au mois de juin, les étudiants se disaient : ‘Tiens, si on se mettait en colocation à la rentrée ?’. Il y avait une démarche volontaire, alors qu’elle était, auparavant, subie. Cette approche volontaire va aujourd’hui beaucoup plus loin, car devant la demande de plus en plus importante, la colocation s’organise sur une vraie colocation, à savoir un T3 ou un T4 que l’on a pu aménager tant bien que mal, mais vraiment un appartement avec des parties communes et des cellules indépendantes.» Chez certains offices, l'offre de colocation étudiante est prévue dès la réalisation de la résidence, à l'image de celle récemment livrée par Lyon Métropole Habitat à la Doua.
«Ça devient presque l’hôtel à la maison », note le professionnel, qui remarque que les tranches d’âge concernées par la colocation s’élargissent. « Ça se fait de plus en plus chez les étudiants, mais de plus en plus dans le monde adulte avec des adultes de tout âge, avec de la mixité intergénérationnelle. On arrive à avoir des demandes très différentes dans la même maison, dans la même location : des personnes qui ont 60 ans et plus avec des personnes plus jeunes », souligne-t-il.
Un phénomène qui s’implante structurellement sur Lyon
Ceci a inspiré des professionnels. « Le phénomène est vraiment en train de s’implanter sur Lyon. On a des promoteurs ou des gens qui font de la réhabilitation qui prévoient cet aménagement particulier directement. Le coliving, apparu au début des années 2000 à Paris, monte ainsi en puissance dans les grandes métropoles de France, ont noté les professionnels.
«C’est un grand appartement qui garde ses espaces communs – séjour, cuisine. D’autres pièces ont été aménagées un peu comme des studios, avec la chambre, la salle de bains privative, les toilettes, et une petite kitchenette. C’est intéressant à Lyon dans des quartiers où il y a des grands appartements », souligne ainsi Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM du Rhône.
