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L’Etat souhaite céder la totalité des 60 % de parts de l’Aéroport de Lyon. Emmanuel Macron a reçu les responsables locaux afin d’établir, avant l’appel d’offres, un cahier des charges.
L’Etat veut se désengager des aéroports de Nice et de Lyon. En conséquence, Emmanuel Macron a reçu les responsables locaux de l’aéroport lyonnais, pour établir un cahier des charges préalable à un appel d’offres. Pour finaliser la phase de concertation engagée depuis début février entre l’État et les actionnaires locaux de la société des Aéroports de Lyon, le ministre a ainsi rencontré Emmanuel Imberton, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, Gérard Collomb, Président de la Métropole de Lyon, Laurent Wauquiez, Président du Conseil Régional Auvergne Rhône Alpes, et Christophe Guilloteau, Président du Département du Rhône.
« Toutes les parties étaient à l’écoute et la réunion s’est avérée constructive. L’appel d’offre devrait être lancé prochainement » indiquent dans un communiqué commun les actionnaires locaux. Ceux-ci ont notamment rappelé au Ministre « leur conviction que la privatisation de la société des Aéroports de Lyon devait constituer un levier pour accélérer le développement de la connectivité européenne et internationale de la plateforme de Lyon-St Exupéry, aujourd’hui en deçà du poids et de la dynamique économique de la grande Région Auvergne Rhône-Alpes ».
Les acteurs locaux veulent un actionnaire attaché au développement de l’aéroport
Pour eux, la privatisation ne doit pas se traduire à terme « par une nouvelle mise sous tutelle des Aéroports de Lyon vis-à-vis d’un hub européen, à l’image de la situation actuelle vis-à-vis de Roissy ». Il est également important pour eux que la prise en main des Aéroports de Lyon par un actionnaire majoritaire ne soit pas guidée par la spéculation foncière et immobilière, en oubliant le développement aérien.
Les actionnaires publics locaux ont formulé un certain nombre d’amendements au projet de cahier des charges, comme le renforcement des exigences en termes d’expérience de gestion aéroportuaire pour la sélection des candidats éligibles à la reprise des parts de l’Etat, ainsi que les nécessaires précisions à apporter quant aux modalités de leurs associations aux différentes phases de la procédure d’appel d’offres.
Ces amendements comprennent également une meilleure prise en compte des stratégies et projets de développement du territoire dans les critères de sélection des candidats, une maîtrise des impacts des nuisances environnementales, et l’allongement de la durée obligatoire de conservation des parts de la société pour atteindre a minima 7 ans.
Un soutien pour les 2 vols de plus pour la ligne Lyon-Dubaï
En matière de gouvernance, ils comprennent par ailleurs un renforcement du poids des actionnaires minoritaires dans le conseil de surveillance et la mise en place d’un comité de suivi des engagements et des investissements, afin de pouvoir peser de manière claire sur les décisions du futur actionnaire majoritaire.
La réunion a également permis d’évoquer les droits de trafic. 2 vols hebdomadaires sont réclamés par les acteurs locaux depuis l’ouverture de la ligne Lyon-Dubaï en 2012, et ce avant la fin du processus de privatisation. La situation de Lyon est spécifique du fait de la proximité de l’aéroport de Genève, premier concurrent de Lyon-St Exupéry. Les actionnaires ont « sur ce point reçu un soutien appuyé du Ministre pour que ces ouvertures de lignes puissent aboutir dans les meilleurs délais ». Les actionnaires ont ainsi jugé qu’il s’agissait d’ « une excellente nouvelle» pour l’aéroport.
