Dans une interview au Figaro, le secrétaire d’État au logement, Benoist Apparu, s’est expliqué sur la politique d’hébergement d’urgence et sur la mise en œuvre de son plan « logement d’abord ».
Depuis la démission de Xavier Emmanuelli de la tête du SAMU social, l’urgence sociale est en émoi. C’est pour répondre aux interrogations qui touchent le secteur que les différents ministres prennent depuis lors le relai pour expliquer la politique du gouvernement en la matière. Le secrétaire d’État au logement, Benoist Apparu, s’est ainsi exprimé ce matin dans le quotidien le Figaro afin d’annoncer plusieurs mesures, dont l’expérimentation sur 10 territoires d’un plan s’appelant « logement d’abord », visant à transformer l’accueil des personnes les plus en difficulté.
Pour lui, le calendrier de mise en place du plan "Logement d'abord", qui vise à substituer à l'hébergement d'urgence des solutions plus pérennes « a pu être source de malentendu », les places n’étant pas supprimées avant d'être remplacées. « Le budget du Samu social va effectivement diminuer mais le budget d'autres associations, spécialistes de l'intermédiation locative par exemple, va augmenter dans les mêmes proportions pour créer d'autres places » a ainsi indiqué le ministre.
Appel à projets pour dix territoires
Le ministre a également annoncé la tenue de huit assises interrégionales entre septembre et décembre. Pendant celles-ci, « Les associations d'hébergement et d'accès au logement, les services de l'État, les bailleurs sociaux et les collectivités locales se réuniront pour se mettre d'accord sur la mise en œuvre de la stratégie du «logement d'abord» » a expliqué le ministre.
En outre, le ministre a indiqué avoir lancé un appel à projets pour dix territoires pilotes, qui pourront être des départements ou des agglomérations, dans la mise en place de la stratégie du «logement d'abord». Le ministre a ainsi précisé que cette première étape permettrait "d'analyser de manière très fine les besoins, les réponses les plus adaptées et l'équilibre entre les différents types de prises en charge", tout en exhortant à "sortir des circulaires et des débats théoriques".
