Alors que Lyon et son agglomération gagnent des habitants, la préfecture de la Loire voit sa population reculer.
La mise à jour 2009 de la population vient d’être rendue publique par l’INSEE. Et les tendances lourdes observées depuis quelques années ne se démentent pas en Rhône-Alpes : augmentation constante de Lyon, recul de Saint Etienne, et progression sensible du Genevois. Au final, la région comptait ainsi au premier janvier 2009 6 174 000 habitants, soit un gain de près de 530 000 habitants en dix ans. La population de Rhône-Alpes (+9.4% sur 10 ans) continue ainsi de progresser plus vite que la moyenne nationale, qui affiche elle un gain de 6.7% sur 10 ans. Soit une hausse annuelle de 0.9% due à un flux migratoire positif (+0.4% par an) et à un solde naturel de naissances lui aussi dynamique (+0.5% par an).
Villeurbanne talonne Grenoble
Au sein de l’agglomération lyonnaise, certaines communes ont particulièrement profité de ce boom démographique. Villeurbanne, quatrième ville la plus peuplée de la région, a ainsi vu sa population progresser de 20.000 habitants depuis 1999, et n’est plus qu’à quelques milliers d’habitants de Grenoble intra-muros (155.632 habitants). Saint-Priest passe devant Caluire, et est désormais la quatrième ville la plus peuplée du Grand Lyon, devant Caluire mais derrière Lyon, Villeurbanne,et Vénissieux. Les villes de la Loire, elles, continuent de perdre des habitants, que ce soit le Grand Roanne ou Saint Etienne Métropole. La préfecture de la Loire reste néanmoins la deuxième ville la plus peuplée de la région, avec 171961 habitants, derrière Lyon (479.805 habitants).
La Haute Savoie en passe de détrôner la Loire
Le département de la Loire est d’ailleurs celui qui enregistre la plus faible augmentation depuis 10 ans. Le département est d’ailleurs en passe de perdre la troisième place régionale en termes de population au profit de la Haute-Savoie (+1.4% par an), en pleine expansion démographique. Le département, tout comme celui de l’Ain (+1.3% par an), tire parti de l’explosion du Genevois Français, qui demeure l'un des espaces les plus dynamiques de la région, en lien avec le développement de l'agglomération franco-valdo-genevoise.
L’autre axe qui voit sa population augmenter est celui des territoires situés entre la métropole lyonnaise et le sillon alpin. Bourgoin-Jallieu et La Tour-du-Pin voient ainsi une accélération nette de leur croissance démographique.
La périurbanisation progresse
Mais l’INSEE note un autre phénomène : celui de la tendance toujours forte à la périurbanisation, qui fait sentir son influence sur des territoires de plus en plus éloignés des villes. Dans la région lyonnaise depuis 1999, « la croissance s'opère dans la Plaine de l'Ain, le Nord-Isère, l'ouest des Monts du Lyonnais et le Val-de-Saône » note l’institut. Les communes de moins de 2 000 habitants sont d’ailleurs la source principale de la croissance démographique des 10 dernières années « 44 % de l'augmentation de la population s'explique par celle de ces communes » selon l’INSEE.
Les dix premières villes de Rhône-Alpes
| Ville | Population |
| Lyon | 479 805 |
| Saint-Étienne | 171 961 |
| Grenoble | 155 632 |
| Villeurbanne | 144 751 |
| Valence | 64 364 |
| Vénissieux | 58 643 |
| Chambéry | 56 476 |
| Annecy | 50 254 |
| Saint-Priest | 41 751 |
| Caluire-et-Cuire | 41 149 |
Les dix premières agglomérations
| Ville | Population |
| Lyon | 1282000 |
| Grenoble | 397200 |
| Saint-Etienne |
374800 |
| Annecy | 136000 |
| Chambery | 121600 |
| Valence | 119300 |
| CAPI* |
97000 |
| Voiron | 90700 |
| Annemasse | 78500 |
| Montbrison | 76000 |
*La Capi regroupe les principales communes du Nord est de l'Isère, comme Bourgoin-Jallieu, La Verpillière, Satolas, et Saint Quentin-Fallavier.
Crédit Photo: INSEE

À force de perdre des matchs contre le voisin, la commune de Saint-Etienne aurait eu un pic de suicides. Ce qui explique cette perte d’habitants.