« Les prix restent fermes » sur Lyon 7ème

Laurent Veyron, est conseiller immobilier à l’agence Square Habitat de la Thibaudière, dans le septième arrondissement de Lyon. Si il ne perçoit pas de baisse des prix de l’immobilier, il constate en revanche une baisse de l’offre et, dans une moindre mesure, de la demande.

Quel est l’état du marché dans le septième arrondissement ? Quelle est la tendance des prix ?

Il y a toujours des acquéreurs, avec peu d’offres. Les prix restent très tendus, voire même augmentent. Dans le quartier Saxe / Jean Macé, nous sommes entre 3.500 et 4.000 euros le mètre carré. Pour les biens d’investissement, nous sommes à 4.000 euros le mètre carré, voire plus. Pour un T3, nous serons sur un minimum de 3500 euros le mètre carré. Dans le quartier Saxe/Jean Macé, il faut ainsi compter, pour un joli T3 de 65-70 m2 avec parking, 270.000 euros.

Sur les biens de rapport, il n’y a donc pas eu de retournement de tendance à partir du 1er février, date d’entrée en vigueur de la nouvelle fiscalité sur les plus-values ?

Avant fin janvier, il y a eu beaucoup de ventes d’investisseurs qui arrivaient à l’ancienne limite des 15 ans de détention, et qui, avec la nouvelle réforme, ne souhaitaient pas garder leurs biens 15 ans de plus. Ces biens se sont toutefois vendus au prix : il n’y a pas eu de braderie. Nous avons ainsi vendu un petit T2 de 38m2 en rez-de-jardin quasiment 200.000 euros. Ce quartier proche du centre-ville est en pleine évolution. Beaucoup de primo-accédants et de couples avec enfants cherchent dans ce secteur, qui est très animé, et qui conserve un côté village. Il y a une forte demande, et peu de choses à vendre.

Observez-vous une baisse de la demande ?

Il y a eu une petite diminution de la demande, mais cette baisse reste inférieure à celle de l’offre.

Depuis quand observez-vous cette baisse de l’offre ?

Celle-ci est perceptible depuis le milieu de l’année dernière, en juillet / août.

Pensez-vous que ce soit lié à la crise financière de l’été dernier?

Oui, je pense que c’est lié. Une partie des ménages vend lorsque la famille s’agrandit. Or lorsqu’un ménage achète un bien plus grand, le risque, c’est de ne pas obtenir le crédit. D’où un report des projets…

C’est donc le parcours résidentiel qui s’est grippé…

Oui. Dans le même temps, les taux d’intérêt ont augmenté, et le prêt à taux zéro a disparu dans l’ancien. Ceci change aussi les enveloppes des ménages. Il y a donc une inadéquation entre les prix et les capacités de financement.

Pensez-vous que les prix vont baisser dans un avenir proche ?

Non. Les prix restent fermes du fait de l’offre qui reste très restreinte. Et je ne vois pas comment des biens pourraient arriver du jour au lendemain sur le marché. Il est vrai qu’avec les élections, les gens sont plutôt dans une position d’attentisme concernant leur épargne.

Le marché de l’investissement est-il toujours aussi dynamique ?

Oui, c’est un marché très dynamique, du fait de la proximité des facultés Lyon 2, Lyon 3, et des facultés catholiques situées en Presqu’ile. Avec les transports en commun, nous sommes très rapidement au lycée international. Il y a donc une assez forte demande.

Sur Gerland, l’arrivée du tramway à Debourg et la liaison directe avec la Confluence va-t-elle changer le quartier ?

Ça va peut-être changer le quartier. Pour l’heure, il y a encore beaucoup de choses à faire en termes de vie de quartier. Gerland est moins animé que le secteur Saxe/Jean Macé : c’est un quartier nouveau, donc il faut du temps pour que tout se mette en place. Cette situation se ressent d’ailleurs en termes de prix. Après la voie ferrée, nous sommes sur des constructions récentes : les prix atteignent, sur ce secteur, les 3.000-3.200 euros, soit des prix assez proches du quartier Saxe Jean Macé. Après, plus on s’éloigne, moins les prix sont élevés, et on passe assez rapidement sous les 3.000 euros du mètre carré. Sur Debourg, j’ai récemment fait des estimations à 2.650-2.700 euros dans de l’ancien des années 60 à 70.

 






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Commentaires

il a dit

Dans le même temps, les taux d’intérêt ont augmenté, et le prêt à taux zéro a disparu dans l’ancien. Ceci change aussi les enveloppes des ménages. Il y a donc une inadéquation entre les prix et les capacités de financement.

Donc la demande est peut_être toujours là mais moins solvable, par conséquent les prix devront s'ajuster, ce qu'il ne dit pas.

Bref toujours la même musique, rien de nouveau sous le soleil, les professionnels disent toujours que c'est le moment d'acheter.
Quant au refrain habituel sur l'attentisme lié aux élections pareil, toujours la même musique, là ce serait surtout en raison de l'effet des nouvelles mesures, les gens veulent en connaître les effets sur les prix moi le premier.

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Tout à fait!!
Ces messieurs pensent à leurs commissions et c’est ce qui leur fait dire n’importe quoi.
d’ici fin 2012 les prix de Lyon auront perdu entre 15 et 25 %
suivant les secteurs; et cette baisse va perdurer plusieurs années!!!

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