« Les prix stagnent à la Croix-Rousse »

Elie Peyronnet, gérant de l’agence Guy Hoquet Croix-Rousse, nous parle du marché du Plateau et des pentes de la Croix-Rousse.

Quelle est l’évolution actuelle des prix sur la Croix-Rousse ?

Je serais tenté de dire que les prix stagnent à l’heure actuelle à la Croix-Rousse. Les augmentations de prix se font de façon très ponctuelle, sur quelques biens atypiques ou originaux.

Pourquoi une telle stabilité ? Est-ce lié au niveau des taux d’intérêts ou est-ce que c’est parce qu’on avait atteint un niveau plafond en termes de prix ?

On a un peu les deux. La hausse des taux d’intérêts commence à se faire ressentir, et ce n’est sans doute pas terminé. Il va sans doute y avoir des hausses jusqu’en fin d’année. Les banquiers sont assez pessimistes à ce niveau-là. Les prix ont atteint une bonne cote. Ça sera difficile de monter un peu plus haut. Il y a certes des acquéreurs mais ceux-ci ne sont pas ennemis de leurs intérêts : ils ne vont pas investir des sommes d’argent considérables juste parce qu’il faut acheter. Ils préfèrent faire du stand-by pendant quelques mois, quelques années et voir ce qui se passe.

Quels sont les différents secteurs de la Croix Rousse ?

On a deux secteurs propres à la Croix-Rousse : le Plateau et les pentes, qui se situent, elles, sur le 1er arrondissement. Mais le quatrième arrondissement s’étend également les quais de Saône et quais du Rhône.

Y existe-t-il y une différence de prix notable entre les pentes et le plateau ?

Si ce sont des biens de moins bonne qualité, on sera sur des niveaux de prix identiques entre le Plateau et le haut des pentes. Si les biens sont de moins bonne qualité, on sera, dans les pentes, à niveau des prix légèrement inférieurs à ceux du Plateau. Côté habitat, on retrouve la même architecture ancienne. Ce qui va changer entre les deux secteurs, c’est l’environnement : les pentes sont un peu plus « populaires » que le Plateau. En outre, on a un problème en plus dans les pentes, à savoir le stationnement.

Justement, est ce que les prix des parkings sont élevés relativement à cette rareté ?

Oui, c’est une grande richesse d’avoir un parking ou un garage à la Croix-Rousse. Pour un garage proche du centre de la Croix-Rousse, on oscillera, en termes de prix, entre 20.000 et 30.000 euros.

Pour revenir sur les prix, on est sur quels niveaux à la Croix-Rousse ?

On va osciller entre 3.000 et 3.500 euros du mètre carré. Il y aura des variantes suivant les prestations : suivant si c’est un dernier étage avec vue sur Lyon, s’il dispose d’un balcon ou d’une terrasse, si l’appartement dispose d’un parking ou d’un garage, les prix au mètre carré varieront.

Vu l’ancienneté des appartements, les appartements doivent être assez peu performants énergétiquement ?

Effectivement, le DPE n’est pas très brillant dans l’ancien. Nous n’avons pas forcément du double vitrage aux normes, ni forcément d’isolation. En outre, on a de grandes hauteurs sous plafond, dont une déperdition de chaleur dans le volume. On n’est pas très bien placé dans le DPE. Dans les appartements plus récents qui ont de 15 à 20 ans, on arrive à avoir de meilleures performances.

Est-ce que vous avez senti un impact du DPE relativement aux conditions plus favorables du PTZ+ pour les biens performants en matières énergétique.

Le PTZ+ est effectivement lié au DPE, car plus on se rapproche de la classe A en matière énergétique, meilleures sont les conditions de prêts. Les acquéreurs commencent à s’en intéresser.

Y a-t-il beaucoup de programmes neufs actuellement en cours à la Croix-Rousse ?

 

Il y en a peu. En prix, on se rapproche plus des 4000 euros du mètre carré. Toutefois, il n’y a plus de place disponible pour construire. On arrive à trouver un petit peu de foncier par exemple sur quelques grosses propriétés, mais on arrive à saturation. Quant au premier arrondissement, il n’y a quasiment rien.

 






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