RVI Lyon 3 : sous les usines, un parc

Le nord de la friche autrefois occupée par RVI laissera place, dans quelques années à un espace vert de 8 000 m2 et à un campus dédié à la formation professionnelle.

La friche RVI du troisième arrondissement de Lyon va se mettre au vert… Les élus de la communauté urbaine ont approuvé hier le bilan de la concertation relatif à l’aménagement du nord du site des anciennes usines RVI, qui prévoit la réhabilitation de ces anciens entrepôts et leur transformation en un campus doté d’un espace vert de 8 000 m2.

L’achat de cette friche à RVI par la communauté urbaine en 2002 pour un montant de 10 millions d’euros dans le cadre de réserves foncières fut une « excellente décision», pour Gilles Buna, vice-président en charge de l'urbanisme. A l’époque, « la vocation du tènement n’était pas encore précise » se souvient l’adjoint au maire de Lyon. Mais très vite, une demande de la SEPR, premier centre de formation professionnelle initiale de la région, soutenue par différentes collectivités, va donner une vocation à l’ancienne friche. Une première tranche de près de 3 hectares (28.000 m2) est alors utilisée pour le regroupement d’une partie des activités de la SEPR. Elle est inaugurée en 2005.

Une deuxième tranche bientôt en travaux

Restait dès lors à trouver une destination à la deuxième tranche de la friche. « Les sollicitations étaient multiples pour approfondir le caractère de campus de formation professionnelle de cet espace » a indiqué Gilles Buna. Celles-ci émanaient non seulement de la fédération compagnonnique des métiers du bâtiment (FCMB), mais aussi d’autres organisations. C’est toutefois cette fédération qui, dans le cadre de cette deuxième tranche, a été choisie pour construire un bâtiment de 8000 m2, au sud de la friche.

A ses côtés, un deuxième bâtiment de la SEPR devrait donc voir le jour, sur 8 000 m² également. Pour parfaire l’esprit campus, ces constructions s’accompagneront d’équipements annexes, tel qu’un gymnase, mais aussi une structure d’hébergement d’une capacité de 200 lits essentiellement destinés à la FCMB et la SEPR, mais éventuellement à d’autres structures.

Un parc de 8 000 m2

La friche ne se limitera toutefois pas à sa vocation de campus. « Lorsque l’on amène ce type d’activités, il faut également penser aux riverains et aux habitants et améliorer la qualité de la vie » explique Gilles Buna. D’où la création d’un espace vert de 8000 m² en lieu et place des usines, au nord-est de la friche. Quasiment invisible de la rue Feuillat, celui-ci sera en revanche totalement accessible de la rue du professeur Rochaix, et sur une partie limitée de l’avenue Lacassagne, dans une logique d’ouverture contrôlée de ce tènement jusqu’ici hermétique sur son environnement. Dans cette même optique, une liaison nouvelle est/ouest sera réalisée au centre de la friche entre les rues Elie Paris et Germain David. Celle-ci sera ouverte à la circulation générale, mais donnera la priorité aux modes de transports doux. Côté transports en commun, celui-ci sera desservi par les lignes C13 et C16.

Un parc d’activités et une bibliothèque

Alors que l’est de la friche reverdira, des locaux pour le futur parc d’activités devraient prendre place à l’ouest. Pour mettre en valeur le patrimoine architectural du site, ces locaux seront en partie abrités par les caractéristiques toitures à redents, celles-ci étant, tout comme les murs de la rue Feuillat, la verrière, et la porte monumentale, inscrites au PLU comme éléments à préserver..

Au nord, l’ouverture de l’espace vert sur l’Avenue Lacassagne se veut maîtrisée. La bibliothèque de quartier, érigée à proximité de cette aération d’une vingtaine de mètres, sera surmontée d’un immeuble de 27 logements OPAC. « Il n’y a pas eu spéculation, loin de là. Cela ne fait pas partie des opérations qui sont extrêmement lucratives pour la communauté urbaine » note Gilles Buna. Les dépenses totales sont en effet de l’ordre de 12 à 13 millions d’euros, alors même que les terrains et les bâtiments de la FCMB sont mis à disposition par le biais d’un bail emphytéotique de 48 ans.

Les travaux de démolition ayant déjà eu lieu et les permis de construire signés, la deuxième tranche de la SEPR devrait être livrée au milieu de l’année prochaine, en même temps que les locaux de la FCMB. La rue est/ouest devrait voir le jour entre la mi-2013 et la fin 2014. Quant au parc, dont les études de programmation sont en cours, il devrait voir le jour après 2014.

 






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