<p>(SDH/LPI)</p>
Les prix de l’immobilier ont reculé en 2012, selon la dernière note de conjoncture des notaires. 709.000 transactions ont été totalisées l’an dernier, en partie grâce à un mois de janvier dopé par la fin de l’ancien régime des plus-values immobilières. La baisse devrait se poursuivre en 2013.
2012 aura été une année morne pour le marché immobilier français. Selon les notaires de France, qui dressaient ce matin le bilan de l’année écoulée en termes de prix et de conjoncture, les prix des appartements anciens ont reculé de 1.3% sur un an, après la nette hausse de 2011. Idem pour les maisons, la baisse atteignant 2.1% pour ce type de biens.
Les transactions ont, elles aussi, nettement reculé, passant de 805.000 à 709.000 transactions (128 300 pour l’Ile de France et 580 700 pour la province). Une baisse moins forte qu’attendu, notamment due au bon mois de janvier 2012. Les transactions ont en effet doublé par rapport au mois de janvier 2011, du fait de la réforme du régime d’imposition des plus-values. En enlevant ce mois de janvier et en observant le total des transactions sur la période février 2012-janvier 2013, les transactions descendent ainsi à 655.000 ventes.
Dynamisme de Bordeaux, Lille, et Lyon
La dynamique n’est pas homogène sur tous les territoires. 5 départements ont enregistré une hausse des prix en 2012, et tous sont des départements ruraux : la Lozère, la Corrèze, la Côte d’Or, le Jura et la Haute Saône. Les régions urbaines, comme PACA ou l’Ile de France sont à la baisse (-2.4% et -0.6%), tandis que Rhône-Alpes tire son épingle du jeu (+0.6%).
Sur les grandes agglomérations, seules Bordeaux (+5%), Rennes (+3.4%), Lyon (+2.6%), Lille (+2.2%), Toulouse (+1.5%) et Nice (+0.8%) ont connu une année 2012 positive. A l’inverse, les prix ont décru à Paris (-1%), Nantes (-1.1%), Marseille (-2.9%), Strasbourg (-3.1%) et Saint-Etienne (-5.6%).
Cette baisse des prix devrait s’amplifier, prévoient les notaires. Ils prévoient ainsi que de mai 2012 à mai 2013, les indice INSEE Notaires, qui font autorité dans le secteur, reculent de 5%. Les avants contrats reçus entre le 1/12/2012 et le 28/02/2013 sont, à ce titre révélateur : Lyon est ainsi la seule grande ville de France à conserver une évolution des prix positive, avec une hausse des prix de 1%. A l’inverse, Les prix ont, selon cet indicateur compilé par les notaires sur la base des préavis, baissé de 6% à Rouen, de 5% à Marseille, de 4% à Bordeaux et Lille, de 3% à Montpellier et Grenoble, de 2% à Dijon et Rennes, et de 1% à Nantes et Nancy.

La baisse doit et va s’intensifier et ce très rapidement.En effet ces prix sont néfastes à toute l’économie et les maintenir à ce niveau est suicidaire.