Ville de Lyon: une gestion globalement saine pour l’institut Montaigne

La ville de Lyon a réduit sa dette de 21 %. Une plutôt bonne performance au sein des grandes villes de France passées au peigne fin par l’institut Montaigne.

Lyon est plutôt vue comme un bon élève en termes de gestion financière. Tel est le constat dressé par l’Institut Montaigne, en partenariat avec « Les Echos » et « LCI », à l’occasion d’un bilan sur la situation financière des 10 plus grandes villes françaises.

« Sous les deux précédentes mandatures, les dépenses ont progressé moins rapidement que les recettes, et moins rapidement que la moyenne des grandes villes françaises comparables » note ainsi l’institut Montaigne dans son bilan. Les recettes ont augmenté de 44,53 % depuis 2002, à la faveur d’une augmentation des assiettes et des taxes. Les dépenses de fonctionnement ont-elles progressé de 21,68 % entre 2002 et 2012, celles d’équipement restant à un niveau élevé. Ces dernières ont d’ailleurs augmenté de 28,71% sur la période 2008-2012.

La contribution fiscale des ménages lyonnais reste au final plus basse que la moyenne des autres grandes villes, de l’ordre de 400 euros inférieurs. Mais l’institut indique que la ville pourrait être contrainte de réitérer ses hausses de taux d’imposition déjà effectuées en 2008, du fait des mécanismes de péréquation défavorables à Lyon et de la poursuite du gel des dotations de fonctionnement de l’Etat.

Situation pas préoccupante sur la dette

Sur le plan de la dette, la situation n’est pas préoccupante, la ville étant en outre « très peu exposée aux produits structurés à risque, ni par le niveau de son encours ». L’endettement par habitant a baissé, à 710 euros, soit bien moins que des villes comparables comme Lille (1539 euros) ou Bordeaux (824 euros). L’institut donne également un bon point à la ville sur la baisse forte baisse des charges financières, laquelle a permis de « sanctuariser » le financement des dépenses d’équipement tout en diminuant le budget.

L’institut note également que « la capacité nette d’autofinancement que la ville dégage depuis 2005 lui permet (…) de financer des investissements d’ampleur en limitant son recours à l’emprunt ». Ce qui permet à la ville d’envisager de « continuer à financer ses projets sans grande difficulté dans les années à venir ».

Un bémol toutefois sur les grands projets d’agglomération et son impact sur la future Métropole. Les Rives de Saône, le parc Blandan, ou Carré de Soie, pourraient conduire « à transférer une partie du poids de la dette sur la future Métropole lyonnaise, dont la capacité de désendettement, tout en restant satisfaisante, s’est détériorée depuis 2010 ». L’institut insiste donc, pour le prochain conseil communautaire à veiller à maintenir la capacité d’autofinancement de la future Métropole.






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