Retour de la tension sur le marché immobilier, selon Meilleurs Agents

Selon le baromètre mensuel du site d’estimation immobilière en ligne, la demande est de retour, avec un «  stock d’acquéreurs en pleine reformation ».

Le site d’estimation immobilière en ligne « Meilleurs Agents » a publié cette semaine son baromètre mensuel des prix de l’immobilier. Et selon ce dernier, on observe de nouveau une certaines dynamique, après une année marquée par un manque de tendance franche du marché de l’immobilier.

Depuis le dernier baromètre, « dix des onze plus grandes villes de France ont basculé nettement dans le vert (+0,4%) », note-t-il. On notera ainsi les hausses de Nantes (+1% à 3.776€ le m²), Strasbourg (+0,9% à 3.358€ le m²), Lille (+0,7% à 3.295€ le m²) et Marseille (+0,7% à 3.175€ le m²). Celles-ci retrouvent leur dynamique de prix d’avant la crise sanitaire. Au cours des trois derniers mois, lesdites communes ont vu leurs tarifs bondir de 1,6% en moyenne. C’est en effet la variation observée dans la cité phocéenne. Et la hausse peut aller jusqu’à 1,9% dans la préfecture du Bas-Rhin. A Lyon, en revanche, les prix sont stables à 5.071€ le m².

Certaines villes ont gommé les variations de prix des derniers mois

Le retournement est aussi acté à Toulouse (+0,4% à 3.493€ le m²), Rennes (+0,4% à 3.872€ le m²), Bordeaux (+0,3 % à 4.629€ le m²) et même Paris (+0,3% à 10.328€ le m²). Ces villes « semblent elles-aussi décidées à effacer les baisses enregistrées depuis le début de l’épidémie de coronavirus », note Meilleurs agents. Paris « a encore de la marge pour oublier les quelques 500 €/m² perdus en l’espace d’un an (-1,7% depuis juin dernier) », note-t-il, tout en relevant que Toulouse et Bordeaux ont, elles, réussi à gommer leurs variations de prix des derniers mois avec des variations de respectivement, 0% et -0,1% en un an. Et les prix sont, à Rennes, en très nette hausse, de l’ordre de 5% en un an.

La seule exception à cette reprise haussière des prix reste Montpellier, qui est à la traîne par rapport aux autres grandes agglomérations françaises (-0,3% en un mois à 3.145€ le m², -1% depuis un an). Mais « la préfecture de l’Hérault pourrait néanmoins bientôt suivre le mouvement grâce à un nombre d’acquéreurs en hausse, à l’image du reste de l’Hexagone », tempère Meilleurs Agents.

Un marché « à nouveau sous tension »

Selon le site spécialisé, le marché est « à nouveau sous tension », comme en atteste son indicateur maison, l’indice de tension immobilière (ITI) . « La dynamique tarifaire observée en cette fin de printemps devrait perdurer durant l’été. En cause ? Un marché immobilier en passe de se retendre au profit des vendeurs. Jours fériés et autres ponts de mai n’ont en effet pas freiné les ardeurs des candidats à la propriété qui reviennent en force sur le marché, poussés en cela par le recul progressif des incertitudes quant à l’évolution sanitaire et économique du pays (accélération de la campagne de vaccination, efficacité des mesures de soutien, bonne tenue du marché de l’emploi,...) ». Dans les faits, le regain de demande déjà souligné par Meilleurs Agents depuis quelques mois se confirme », note Meilleurs Agents.

Dans toutes les plus grandes métropoles françaises, le « stock d’acquéreurs » est selon lui en pleine reformation, à l’image de Toulouse qui a vu son nombre d’acheteurs potentiels doubler depuis janvier, avec 7% d’acquéreurs de plus que de vendeurs en début d’année contre 14% actuellement. Il dresse le même constat à Bordeaux où la proportion d’acquéreurs est passée de 5% à 10% en seulement cinq mois. « Mieux encore, Nice mis à part, on compte aujourd’hui dans toutes les grandes villes de France (Paris inclus) au moins 10% d’acheteurs de plus que de vendeurs (11% à Lyon, 12% à Nantes, 13% à Montpellier et Rennes, 14% à Lille et jusqu’à 22% à Strasbourg) », note le site spécialisé.

Des ventes plus vite réalisées

Meilleurs Agents soulignent en outre que les délais de vente connaissent une nette accélération, avec un repli de 10 jours par rapport au début d’année pour concrétiser une transaction. Aucune des onze plus grandes villes de l’Hexagone (à l’exception peut-être de Paris qui conserve le même rythme) n’est épargnée par ce phénomène. « Alors qu’ils ont raccourci depuis janvier de 7 jours à Rennes, 10 à Nice, 11 à Bordeaux et 12 à Toulouse, les délais de vente moyens ont littéralement fondu à Marseille, Nantes et Lille (-15 jours). Plus frappant encore, près de la moitié des grandes métropoles françaises ont vu leur délai de vente tomber autour des 42 jours (40 jours à Nantes, 41 à Strasbourg, 43 à Rennes, 44 à Lyon...). Un niveau jamais atteint même en 2019 ; époque où le stock de candidats à la propriété était au plus haut.» A Lille, il faut en moyenne 43 jours pour vendre un bien aujourd’hui, alors qu’il en fallait 65 en juin 2019.

La principale explication à cette véritable frénésie d’achat réside dans un flot continu d’acquéreurs arrivant sur le marché depuis plusieurs mois. « Plus nombreux pour moins de biens à la vente, les acheteurs font en effet face à une concurrence accrue les obligeant à une prise de décision beaucoup plus rapide. Mais pas seulement... Les vendeurs, de leur côté, tendent eux-aussi à accélérer le mouvement. Plus question comme avant la crise de la Covid-19 de se montrer trop gourmands ou de refuser une proposition dans l’espoir d’une meilleure offre. Bref, plus question non plus pour eux d’attendre », conclut Meilleurs Agents.






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Commentaires

Bonjour et merci pour ce article très intéressant. C’est une statistique très intéressante.

Un placement d’argent dans l’immobilier restera toujours un placement concret, sûr et rentable. J’ai remarqué une tendance parmi mes amis qu’ils préfèrent faire un achat d’un bien immobilier dans les petites villes calmes et agréables. C’était le cas pour mon investissement immobilier également en 2020 quand j’ai fait mon premier achat maison vendome 41. Par contre, c’était pour moi ma résidence principale, car je travaillais à Paris et à cause de la crise sanitaire j’étais en télétravail à 100 % et pour moi c’est plus rentable de donner en location mon studio à Paris.

J’aimerais également avoir une statistique concernant les villes pour une location saisonnière.

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