<p>L'Hôpital Edouard Herriot (SDH / LPI)</p>
Derrière l’Île-de-France, la région est celle où la surmortalité est la plus élevée sur un an.
L’INSEE a fait un point mercredi sur la surmortalité en Auvergne-Rhône-Alpes. L’épidémie de Covid-19 a fait de nombreux morts dans le monde et n’a épargné ni la France ni notre région. Un an après le premier confinement, sur la période allant du 17 mars 2020 et le 16 mars 2021, la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré 82 475 décès, soit 19% de plus qu'un an auparavant sur la même période.
Auvergne-Rhône-Alpes devant la Bourgogne-Franche-Comté le Grand Est
La région est la deuxième où la surmortalité est la plus élevée sur cette période, derrière l’Île-de-France (+ 22,3%) et devant la Bourgogne-Franche-Comté (+ 17,4%) et le Grand Est (+ 17%). La surmortalité est en moyenne de 12,7 % en France et 12 ,9 % en France métropolitaine. La Corse et la Bretagne sont les deux régions métropolitaines les moins touchées par l’excédent de décès.
« Entre les deux périodes (17 mars 2020–16 mars 2021 et 17 mars 2019–16 mars 2020), Auvergne- Rhône-Alpes a enregistré un excédent de 13 142 décès, soit 17,2% des décès supplémentaires de France métropolitaine », précise l’INSEE qui note que dans la région, la Haute-Loire est le département qui enregistre la plus forte progression du nombre de décès entre les deux périodes, avec une hausse de 23%. Six départements ont une surmortalité supérieure à 20 %, à savoir la Haute-Loire, l’Isère, la Haute-Savoie, l’Ardèche, la Savoie et l’Ain. Seul le Cantal est en dessous de la moyenne nationale, avec une hausse de 4% (contre une progression de 12,9% au niveau national).
Surmortalité importante en Ile-de-France
Au niveau national, Mayotte arrive en tête des départements les plus touchés avec 34,5% de surmortalité. Quatre départements, dont trois sont en région parisienne, ont une surmortalité supérieure à 25%, à savoir la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, la Haute-Saône et l’Essonne.
Par ailleurs, les Côtes d’Armor est le seul département français à enregistrer moins de décès sur l’année écoulée que sur la précédente (- 2 %). Trois départements ne dépassent pas 2% de surmortalité, dont la Guyane, le Morbihan et la Vendée.
