<p>Julien Denormandie (SDH/LPI)</p>
Le ministre en charge du logement, Julien Denormandie, a tenu à rappeler dans un communiqué que son ministère restait « pleinement mobilisé ».
Ce dimanche, des Marseillais se sont rassemblés dans le quartier de Noailles, six mois 6 mois après le drame de la rue d’Aubagne, où deux immeubles insalubres s’étaient effondrés. A cette occasion, le ministre Julien Denormandie, a tenu à rappeler dans un communiqué que l’État restait « pleinement mobilisé » sur cette question.
Ce dernier a rappelé que 311 immeubles ont été évacués depuis novembre. 126 logements ont pu être réintégrés après expertises. Néanmoins, 660 personnes restent encore hébergées à l’hôtel, et « l’urgence est donc d’identifier si elles pourront retrouver leur appartement ou de leur trouver rapidement une solution de relogement pérenne », indique le ministère.
Mesures pour trouver de nouveaux logements
Des mesures exceptionnelles ont été déployée par l’État afin de trouver de nouveaux logements et d’accompagner, d’orienter, de renseigner les marseillais. Depuis le 1er février, un centre d’accueil géré par France Horizon a été ouvert.
Le ministre s’est rendu régulièrement sur place depuis 6 mois. Tous les acteurs ont été mobilisés pour accélérer les choses aux cotés de Soliha Provence. Les bailleurs sociaux ont ainsi proposé plusieurs centaines de logements, et les propriétaires privés ont eux aussi répondu à l’appel via la mise à disposition d’une centaine de logements rue de la République.
« Le drame de la rue Aubagne a endeuillé la ville de Marseille. Depuis ce drame, beaucoup a été fait mais beaucoup reste à faire. Je partage l'impatience des Marseillais, je reste pleinement mobilisé à leurs cotés et je continuerai à faire en sorte que les choses avancent plus rapidement » a souligné le ministre dans un communiqué.
L’État finance la réhabilitation d'urgence
L'État, grâce à l’Anah, finance la réhabilitation d'urgence des logements indignes avec, dans un second temps, un remboursement par le propriétaire, qui est normalement responsable des travaux.
« Je m’engage à soutenir la rénovation du centre ville tout en gardant ce qui fait l’identité de marseillais, la mixité sociale de son centre ville. Pour accélérer cette rénovation, l’Etat apporte des financements dédiés notamment pour les travaux d’urgence. En lien avec les collectivités locales sera par ailleurs créé un opérateur dédié, qui a fait ses preuves sur d’autres territoires. Cet opérateur sera une société d’aménagement dont l’Etat sera actionnaire », a affirmé le ministre.
L'État apporte 240 millions d’euros pour rénover les logements privés grâce à l’Anah et 120 millions pour le logement social dans les quartiers ANRU. Un opérateur d’aménagement commun, associant l’Etat et les collectivités, verra par ailleurs le jour avant la fin de l’année pour la réhabilitation de centre ville. « L’objectif de cette société sera de racheter les logements insalubres, de les rénover et de les remettre sur le marché », note le ministère, qui rappelle que le département des Bouches du Rhône fait partie des 6 départements français de mise en oeuvre accélérée de la politique de lutte contre l’habitat indigne et de lutte contre les marchands de sommeil.
