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Le titre a été décerné à la collectivité durant la 9e édition du concours organisé par l’Agence française pour la biodiversité.
La 9e édition du concours organisé par l’Agence française pour la biodiversité a consacré la Métropole de Lyon « Capitale française de la Biodiversité 2019 ». Ce titre récompense « le travail mené par la collectivité depuis plusieurs années pour lutter contre le réchauffement climatique », souligne la collectivité.
Au travail sur le climat, est associé depuis plusieurs années celui sur la place de l’arbre, de l’eau et de la nature sur son territoire. La collectivité a notamment fixé, dans son « plan climat » et dans le PLU-H, des objectifs ambitieux d’augmentation des surfaces d’espaces publics et privés ombragées par les arbres. Ceci pour répondre au défi déjà bien réel des îlots de chaleur urbains.
La Métropole de Lyon est la nouvelle Capitale française de la Biodiversité, sur le thème "Climat : la nature source de solutions".
— CapitaleBiodiversité (@Capitale_Biodiv) October 9, 2019
Saint-Lunaire, Metz, Maubeuge-Val de Sambre et Saint-Paul sont aussi récompensées.https://t.co/OLCIMrRFdL pic.twitter.com/okA1qEHayk
300.000 arbres supplémentaires
A la faveur de la mobilisation de plus de 120 acteurs publics, privés et associatifs réunis au sein de la Charte de l’Arbre (signée en juin dernier par David Kimelfeld lors d’une visite de territoire à la Confluence), des arbres seront plantés massivement. 300.000 arbres supplémentaires devraient permettre de faire passer la part du territoire ombragé de 27% à 30% à horizon 2030. Ceux-ci ont par ailleurs une qualité d’évapotranspiration, qui, face à la chaleur, rafraichit l’air ambiant à condition que les végétaux disposent de réserve d’eau dans le sol.
« La Métropole travaille donc aussi à la désimperméabilisation des espaces urbains et au stockage de l’eau de pluie dans les espaces verts. Elle mène d’ailleurs des recherches de pointe pour mesurer et qualifier la capacité des arbres à fournir ce service de rafraîchissement naturel aux citadins », souligne la collectivité.
Face à la forte incertitude quant à la manière dont les arbres vont réagir face aux évolutions rapides des températures, de la pluviométrie, des cortèges d’espèces animales et végétales avec lesquelles ils interagissent, la Métropole parie sur la diversité et élargit et varie les espèces d’arbres plantées. « La collectivité et ses partenaires restaurent et renaturent des cours d’eau et leurs berges, par exemple sur les bords de Saône. En retrouvant des berges naturelles, des mares ou des zones humides, la Métropole de Lyon offre des espaces accueillants pour la faune et la flore et appréciés des habitants, tout en recréant des milieux qui sont de véritables « éponges » lors des pluies intenses ou des crues », note la collectivité, qui gère de manière écologique exemplaire de grands parcs, qui véritables poumons verts et réservoirs de biodiversité. « Ils forment autant d’îlots de fraicheur en cas de canicule ».
La trame verte et bleue, meilleure garantie de résilience
« L’ensemble de ces actions de la Métropole contribuent au maintien ou à la restauration des continuités écologiques qui permettent la bonne circulation des espèces animales et végétales, rendue encore plus indispensable du fait du changement climatique. En retour, cette trame verte et bleue fonctionnelle est la meilleure garantie de résilience des habitats naturels, et du maintien des services qu’en retirent les êtres humains », souligne la Métropole.
La distinction décernée par l’Agence française pour la biodiversité renforce selon elle sa volonté « d’agir pour l’adaptation de son territoire au changement climatique, de lutter contre les îlots de chaleur urbains et d’offrir à ses habitants un cadre de vie agréable et respectueux de l’environnement ».
