<p>Edwige Besse-Barci, Raymond Deschamps, Annie Guillemot (SDH/LPI)</p>
Pour faire face à la hausse de fréquentation du métro, la ligne B sera intégralement automatisée d'ici à 2020 et le parc de matériel roulant de la ligne D sera renforcé.
Annie Guillemot, présidente du Sytral, a présenté lundi le plan « Avenir Métro » du syndicat de transports, d’un montant de 430 millions d’euros. L’ensemble des lignes fait face à une augmentation de fréquentation, et le phénomène va tendre à s’amplifier dans les prochaines années. Depuis 2010, la fréquentation du réseau TCL a augmenté de 27%, dont 20% sur le réseau métro. Et d’ici 2023, les prévisions d’évolutions établies pour les lignes A, B, et D s’établissent à 40% pour la ligne B, 15% pour la ligne D, et de 2% pour la ligne A. Et à horizon 2030, la fréquentation va même progresser respectivement de 60%, 25% et 4% sur ces lignes. Une progression qui s’explique notamment par l’extension du réseau : en 2023, l’extension de la ligne B du métro vers les hôpitaux Sud va nécessairement se traduire par une augmentation de la fréquentation.
Si bien que le syndicat des transports va devoir investir pour accompagner ce mouvement. « Il faut à tout prix maintenir l’investissement des collectivités et de ses structures. C’est le meilleur gage contre le chômage» a indiqué, en préambule de cette conférence de presse, Annie Guillemot.
Il faut dire que les véhicules des lignes de métro commencent à dater. « Le matériel roulant du métro date de 1978 pour les lignes A et B, et de 1991 pour la ligne D. Les lignes A et B ont bénéficié d’une première rénovation importante à la fin des années 90 pour prolonger leur utilisation dans des conditions optimum de sécurité » a expliqué la dirigeante. Une nouvelle opération a par ailleurs été initiée sur ces rames en 2015, pour prolonger leur durée de vie jusqu’en 2030. La même opération devrait être répliquée sur la ligne D d’ici la fin 2018.
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