Le 2ème trimestre a vu un recul du nombre d’ouvriers du BTP inférieur à celui de l’activité

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a eu un lourd impact sur toutes les activités du secteur de la construction au 2ème trimestre, a indiqué le service des données et études statistiques (SDES).

Le service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique a fait part aujourd’hui de sa traditionnelle étude sur l'activité des ouvriers sur les chantiers du BTP au deuxième trimestre 2020.

Selon cette dernière, la crise sanitaire, marquée par le confinement sur la moitié de la période, ont marqué, a eu logiquement un lourd impact sur toutes les activités du secteur de la construction au deuxième trimestre.

Le nombre total d'heures travaillées sur les chantiers du BTP s’est de facto avéré être en fort repli au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année 2019, de l’ordre de 29,6%. « Cette baisse affecte aussi bien l’activité des ouvriers permanents (-26,2%) que le travail intérimaire (-49,7%) », indique le SDES.

Ce dernier note que, bien que les effectifs des ouvriers permanents fléchissent de 4% sur une année, la baisse d’activité de grande ampleur du deuxième trimestre entraîne une diminution du nombre d’heures travaillées par ouvrier permanent de 23,2 % par rapport au deuxième trimestre 2019.

Le SDES note que tous les secteurs de la construction sont impactés par cette crise. Les chantiers de la construction de bâtiments, avec une baisse de 36%, sont un peu plus que ceux du génie civil (- 31,1 %) et des travaux de construction spécialisés (- 28,7 %).

Effondrement des heures travaillées en avril

Au deuxième trimestre, l’effondrement des heures travaillées se concentre sur le mois d’avril, avec un repli de 60% par rapport au mois de février après une baisse de 40 % pour le mois de mars. « Les secteurs du génie civil et de la construction de bâtiment sont particulièrement affectés par l’arrêt brutal de l’activité. Ainsi, les heures totales travaillées sur ces chantiers en avril 2020 ne représentent qu’un peu plus du tiers de celles réalisées en avril 2019 », précise le SDES.

Une nette reprise du niveau d’activité a ensuite été permis par le déconfinement. Les heures travaillées ont doublé par rapport à avril, mais sont demeurées à un niveau bien inférieur, de l’ordre de 25% à celui de l’année dernière à la même période.

En juin, l’activité a par la suite continué de se redresser, avec une hausse de 35% par rapport au mois de mai et des heures travaillées sur les chantiers se rapprochant de celles connues l’an dernier (- 1,3 % par rapport à 2019). Mais elles n’ont toutefois pas compensé les baisses enregistrées en mars et avril. « Les premières estimations des heures travaillées de juillet semblent indiquer que cette progression de l’activité reste fragile et limitée », souligne le SDES.

Les effectifs des ouvriers permanents du BTP se replient dans une proportion moindre

Malgré ce repli de l’activité au cours du trimestre, le SDES souligne que la mise en place de l’activité partielle mais aussi des préconisations en matière de sécurité sanitaire de l’organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) « a permis de préserver l’emploi des ouvriers permanents au deuxième trimestre 2020 ». Le nombre d’ouvriers permanents diminue de 1,1% ce trimestre par rapport au premier trimestre 2020, notamment dans le secteur des travaux de construction spécialisés (-1,3%).

Les chantiers de la construction de bâtiments ont affiché, par contraste, une légère progression des embauches au deuxième trimestre, de l’ordre de 0,5%. Cette hausse, qui survient après plusieurs trimestres en baisse, ne permet cependant pas au secteur de retrouver le niveau d’emploi du deuxième trimestre 2019, et demeure inférieur de 7,2% à cette période.

Le secteur du génie civil, qui a bénéficié d’une conjoncture favorable avant la crise sanitaire, parvient à stabiliser son niveau d’emploi sur une année (une stabilité parfaite par rapport au deuxième trimestre 2019), malgré un léger fléchissement du nombre d’ouvriers permanents au deuxième trimestre (- 0,3 %).

Baisse sensible du nombre d'heures travaillées par ouvrier sur les chantiers

Le SDES note que la charge horaire diminue de nouveau au deuxième trimestre 2020 (- 11,9 % par rapport au premier trimestre 2020), sous l’effet de la baisse importante des heures effectuées par les ouvriers permanents du BTP liée au confinement (- 12,8 %).

« Ce recul est toutefois moins élevé sur le secteur du génie civil (- 9,4 %) pour lequel les heures effectuées par les ouvriers permanents ont moins diminué (- 9,6 %) que sur les secteurs de la construction de bâtiments et des travaux de construction spécialisés (respectivement - 11,8 % et - 13,3 %) », précise le SDES.






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